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Gefco : les salariés doublement inquiets

Olivier Cognasse ,

Publié le

La vente d’une partie du capital serait plus importante que prévue. L’entrée d’un fonds n’est pas faite pour rassurer les salariés déjà secoués par l’arrivée prochaine d’un nouveau patron.

Gefco : les salariés doublement inquiets © D.R. - PSA

PSA continue à vendre les bijoux de famille. Après Citer et les immeubles de l’avenue de la Grande armée (Paris 16ème) qui ont rapporté près de 700 millions d’euros, le constructeur automobile souhaite vendre l’essentiel du capital de sa filiale transport et logistique Gefco.

Alors qu’il en attendait autour de 600 millions d’euros au départ, la somme se situe maintenant entre 800  millions et 1,2 milliard d’euros. PSA ne restera pas majoritaire : on parle maintenant d’une vente de 70 à 90 % du capital.

"Les salariés sont inquiets du manque de communication de la direction, de l’accélération des choses et de l’arrivée d’un nouveau patron au 1er juillet", indique Anne Subira, la déléguée syndicale CFE-CGC.

Gefco compte 9 400 employés, dont 4 600 en France. La vente de la filiale Air Gefco a déjà été annoncée. Elle concerne trois salariés et un Falcon qui assuraient les déplacements de la direction de PSA.

Gefco est reconnu pour ses prestations dans le transport et la logistique du secteur automobile. PSA apporte encore 60 % du chiffre d’affaires et vient de signer un nouveau contrat d’exclusivité pour les cinq prochaines années. General Motors va signer très prochainement un contrat pour une partie des activités logistiques.

Quant à l’inquiétude suscitée par l’éventuelle entrée d’un fonds d’investissement (Axa Private Equity, Apollo, CVC Capital,…), Anne Subira assure que les salariés ne sont "pas contre l’ouverture du capital, puisque PSA n’a plus les moyens pour développer Gefco".

Mais, ajoute-t-elle, "on connait la logique des fonds d’investissement qui est le court terme et les coupes sombres dans les effectifs. Pire, on parle maintenant de fonds chinois et russes. Nous ne voulons pas que nos compétences partent à l’étranger".

Toutefois, des industriels et des logisticiens seraient également candidats. Impossible d’en savoir plus. La décision concernant le repreneur sera connue en septembre.

L’autre sujet délicat concerne le départ de l’actuel PDG Yves Fargue, qui a fait valoir ses droits à la retraite. L’arrivée de Luc Nadal, ancien de Fret SNCF, ne semble pas faire l’unanimité. L’homme avait tenté de réformer en force Fret SNCF. Surtout, il a été condamné le 21 mars 2012 à 20 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour "prise illégale d'intérêt par un chargé de mission de service public dans une affaire dont il assure le paiement ou la liquidation".

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