GDF-Suez : toujours l'incertitude

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a réaffirmé que toutes les options sont à l'étude pour Gaz de France afin d'assurer la pérennité de l'entreprise.

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GDF-Suez : toujours l'incertitude
« Toutes les options sont à l'examen, celles auxquelles vous pensez évidemment, Suez-GDF, mais pourquoi pas d'autres ». Comme le répète à loisir la ministre de l'Économie et des Finances, le mariage patriotique entre Suez et Gaz de France n'est pas encore célébré. « Pour une entreprise aussi belle que Gaz de France, qui a rendu tant de services aux Français, qui est véritablement un actif important, nous devons à la France et aux Français d'examiner toutes les options », a expliqué Christine Lagarde dans un entretien diffusée sur France Inter. La ministre souhaite trouver la solution qui « permettra à l'entreprise de se développer dans un monde où l'énergie est une valeur chère aujourd'hui ».

Le gouvernement doit prendre une décision d'ici la mi-juillet sur ce dossier épineux, lancé en février 2006 par Dominique de Villepin. Mais Nicolas Sarkozy, qui s'était engagé à ce que l'État ne descende pas sous la barre des 70% du capital de GDF, s'est toujours montré réticent et n'a cessé de réfléchir à des schémas alternatifs.

Rapprochement possible avec la Sonatrach

Selon les Echos, l'une des options à l'étude serait le rachat de la filiale gazière de Suez, Distrigaz, par EDF. Le groupe franco-belge s'est engagé à céder au lendemain de la fusion cette filiale dans le cadre des contreparties exigées par Bruxelles. Selon le quotidien économique, ce « lot de consolation doterait EDF des compétences gazières qui lui manquent, et ferait maigrir Suez de quelques milliards, pour faciliter sa fusion avec GDF ». L'Élysée soutiendrait cet accord à trois, affirme le journal.

Autre possibilité : un rapprochement de GDF avec la société nationale algérienne Sonatrach. En visite aujourd'hui en Algérie, le président français, Nicolas Sarkozy, devrait aborder ce sujet avec son homologue, Abdelaziz Bouteflika. « On n'en est pas encore au stade de la négociation. Mais, je vous confirme que le président Bouteflika et lui-même en avaient déjà parlé en novembre 2006 et c'est un sujet qui sera encore au cœur de la discussion », a confirmé le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, dans une interview diffusée sur les ondes de BFM.

Nicolas Sarkozy avait lui-même déclaré ce week-end au Journal du Dimanche qu'il aborderait le sujet GDF-Sonatrach avec son homologue algérien. Il a jugé « intéressante » l'idée d'un tel partenariat. « On peut s'adosser à un producteur de gaz et en même temps faire la fusion. Ce n'est pas l'un ou l'autre. D'autre part, parmi les producteurs de gaz, il n'y a pas que Sonatrach, même si Sonatrach est important », a-t-il expliqué. Par ailleurs, dans une interview accordée aujourd'hui aux quotidiens algériens El Watan et El Khabar, le président français affirme souhaiter « un rapprochement » entre Sonatrach et une société françaises comme Gaz de France, Suez ou Total, afin de sécuriser les approvisionnements de gaz français. Reste à savoir quel mécano financier Nicolas Sarkozy a en tête pour rapprocher les deux entreprises. Selon les investisseurs financiers, il est peu probable qu'Alger accepte des échanges de participations.

De son côté, Christine Lagarde n'a pas voulu préciser les options à l'étude. « Je ne vais pas vous donner tous les détails des options, a-t-elle expliqué, en marge des Rencontres économiques du Cercle des économistes, à Aix-en-Provence. On examine les avantages des réalisations possibles ».

B.B., avec Reuters

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