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L'Usine de l'Energie

GDF défend la fusion avec Suez

Publié le

Jean-François Cirelli, le patron de Gaz de France, défend son projet de fusion avec Suez alors que les doutes vont croissant à l'approche de l'élection présidentielle.

GDF défend la fusion avec Suez

« S'il y a bien deux groupes qui ont intérêt à se rapprocher, ce sont bien ces deux-là », a assuré le P-DG Jean-François Cirelli lors de la présentation des résultats annuels. En dépit des avis divergents des candidats à l'élection présidentielle, le patron de GDF garde confiance.

« Ma responsabilité, c'est de préparer la fusion », a-t-il dit en ajoutant qu'il avait été mandaté par son conseil d'administration à cette fin. Il a estimé que le retard de la publication du décret de privatisation de son groupe, dont l'Etat détient 80% du capital, pourrait provoquer un nouveau décalage, le rapprochement devant être effectif en juillet.

Tout en annonçant qu'il ne commenterait pas les déclarations des candidats à la présidentielle, Jean-François Cirelli a déclaré qu'il n'avait « pas de projet d'alliance capitalistique » avec Sonatrach, société nationale algérienne avec laquelle le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, n'exclut pas une alliance.

S'il n'envisage pas de se rapprocher de fournisseurs de gaz, c'est que Gaz de France assure disposer de marges de manoeuvre pour d'éventuelles opérations de croissance externe dans d'autres domaines. A la fin de l'année prochaine, il aura investi 13 milliards d'euros sur les 17,5 milliards promis sur 2005-2008.

Avec un endettement net de 3 465 millions contre 2 962 millions pour des fonds propres de 16 663 millions (+13%), soit un "gearing" de 21% contre 20% fin 2005, le groupe dispose de moyens financiers importants pour une croissance externe transformante, selon des analystes financiers.

Mais, se disant attaché au projet avec Suez, Jean-François Cirelli n'a pas évoqué de plan alternatif.

Il a préféré insister sur la solidité du modèle de son entreprise. Confronté à « l'hiver le plus chaud depuis plus de 50 ans », qui s'est traduit par une baisse des ventes de gaz de 16 TWh sur un total de 762 TWh, le gazier a tenu ses objectifs.

Alors qu'il avait promis un excédent brut d'exploitation (EBO) de plus de 5 milliards et un profit net de plus de 2,2 milliards, il a dégagé un bénéfice net, part du groupe, de 2 298 millions contre 1 782 millions, un résultat opérationnel de 3 608 millions contre 2 821 millions et un EBO de 5 149 millions contre 4 248 millions.

2007, « UNE ANNEE DE CONSOLIDATION »

Témoignant de l'environnement énergétique favorable avec des prix élevés, l'EBO a atteint 1 270 millions (+75%) dans l'exploration-production, 441 millions (+78%) dans l'achat-vente d'énergie, 189 millions (+14%) dans les services, 1 285 millions (+1%) dans le transport-stockage en France, 1 412 millions (+4%) dans la distribution France et 562 millions (+51%) dans le transport et la distribution à l'international.

Les 11 analystes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un profit net de 2 317 millions, un résultat d'exploitation de 3 456 millions et un EBO de 5 193 millions.

Gaz de France a généré un cash flow opérationnel (avant impôt, variation du besoin en fonds de roulement et dépenses de renouvellement) de 5 118 millions contre 4 254 millions.

Mais les conditions climatiques pèsent. Jean-François Cirelli a déclaré que 2007 serait « une année de consolidation » avec un excédent brut opérationnel qui devrait être en ligne avec celui de 2006. Il a toutefois refusé « à ce stade » de remettre en cause les objectifs de l'EBO pour 2005-2008, à savoir une croissance annuelle moyenne de 10%.

Cette situation est d'autant plus pénalisante que Gaz de France assure être encore « très en deçà » de ses coûts. Selon le P-DG, les retards tarifaires - c'est-à-dire le refus par les pouvoirs publics d'autoriser une augmentation compensant la hausse des coûts d'approvisionnement - se traduit par un impact cumulé d'un 1 milliard au niveau du résultat opérationnel.

Le montant pour la seule année 2006 est de 500 millions mais le groupe a fait état d'une stabilisation de cet impact.

Pour rassurer les actionnaires, il a décidé de proposer un dividende de 1,10 euro par action, soit une hausse de 62%. Il a ainsi été doublé en deux ans alors que le groupe avait prévu lors de son entrée en Bourse une telle évolution sur trois ans. GDF a promis un taux de distribution de plus de 50% à l'avenir.

Mais ce qui est considéré comme une bonne nouvelle n'a pas soutenu le titre, les investisseurs étant déçus par les perspectives. Les analystes se demandent comment le groupe peut maintenir son objectif de 10% sur la période 2005-2008 alors que le consensus est plutôt autour de 4% à 5% actuellement.

A la Bourse de Paris, le titre cédait 0,44% à 33,72 euros vers 11h45.

U.N. avec Reuters

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