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Quotidien des Usines

GDE décape à haute pression

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Publié le

Reportage A Limay, en Ile de France, GDE a inauguré, le 16 octobre 2018, son unité de traitement et décontamination des produits métalliques. Un investissement de 500 000 euros pour une capacité de traitement de 1 200 tonnes par an.

GDE décape à haute pression
Ligne de décapage à ultra-haute pression pour les produits métalliques usagés
© Sylvie Rantrua

A cette échelle, c’est une première. GDE groupe Ecore, spécialiste du recyclage, a conçu une ligne de décapage à ultra-haute pression (2 500 bar) des produits métalliques usagés. A l’exception d’une toute petite unité à Brive la Gaillarde, cette technique de décapage dans le domaine du recyclage des métaux n’a jamais été déployée.

Ligne de décapage à haute-pression

Après deux ans d’étude, GDE a ouvert cette unité à Limay (Yvelines). C’est aussi impressionnant. Le décapage se fait sous air contrôlé et les hommes interviennent dans des combinaisons entièrement hermétiques. Sur la ligne de décapage, les pièces métalliques usagées sont nettoyées des substances dangereuses dont elles sont recouvertes (peinture, glutinage, amiante, plomb, joints, goudron, créosote…). Les eaux sont récupérées dans un bac et recyclées à 80 %. De leur côté, les résidus du décapage, ainsi que les équipements de protection individuels et les filtres usagés sont pesés et conditionnés avec deux options enfouissement ou inertage. Après ce traitement, les métaux décapés peuvent être valorisés sous forme de matière première secondaire et repartir vers les aciéries ou les fonderies de la région.

Métaux revalorisés

Si l’inauguration a eu lieu officiellement le 16 octobre 2018, l’unité a démarré son activité en septembre après 6 mois de rodage. Les intrants, collectés sur Paris et 200 km autour, proviennent de l’industrie ferroviaire, de la déconstruction de bâtiments, des tuyaux d’eau usagés et des canalisations par exemple. Grâce à cette technologie française, les métaux sont revalorisables sous forme de matières premières secondaires. A ses clients (SNCF, RATP, EDF, Eaux de Paris…), GDE facture un service : enlèvement, transport, traitement, documentation et valorisation.

Cette unité représente un investissement de 500 000 euros pour une capacité de traitement de 1 200 tonnes par an. Le retour sur investissement est espéré sur une durée inférieure à 3 ans. GDE insiste sur le principe de l’économie circulaire qui est ici appliquée : proximité de la ressource, recyclage. Auparavant, ces pièces métalliques ne pouvaient pas être valorisées à cause de leur revêtement toxique et étaient stockés, enfouis, ou réutilisés sans traitement, par exemple sous forme de ferraillage. Les contraintes législatives évoluent et l’obligation de la réduction de mise en décharge d’ici à 2025, oblige les sociétés à revoir leurs procédures en matière d’élimination des déchets. En Ile de France, GDE évalue le gisement à plusieurs milliers de tonnes. Une réflexion est aujourd’hui menée pour voir si une ligne similaire pourrait être implantée dans la région lyonnaise.

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