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L'Usine de l'Energie

Gaz de schiste : un réservoir de croissance ?

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Gaz de schiste : un réservoir de croissance ? © B.Levy

N'en déplaise à Nathalie Kosciusko-Morizet, le débat sur les gaz de schiste est loin d'être enterré en France. Alors que l'on vient de donner corps à la commission nationale d'évaluation des techniques d'exploration et exploitation des gaz et huiles de schistes, les industriels commencent aussi à se mobiliser pour que l'on rouvre le dossier.

Après Christophe de Margerie, le patron de Total, qui confiait il y a quelques semaines que la France ne pouvait ignorer cette ressource, ce sont les chimistes qui ont demandé cette semaine de remettre cette question sur la place publique. Pour cette industrie, pouvoir exploiter des gaz de schistes en France leur permettrait de regagner en compétitivité et de maintenir leurs activités en France.

Pour cela, il s'appuie sur l'exemple américain qui a vu refleurir dans le sillage des gaz de schiste toute une industrie qui avait été délocalisée. "On fabrique à nouveau aux USA du polyéthylène ou du PVC", s’étonnait un patron d’un grand industriel français ces derniers jours.

Les gaz de schiste seraient donc bon pour le Made in France ? Sans aucun doute. D’abord parce qu'il créerait de l'activité dans notre pays. Selon une étude commise par le cabinet de conseil IHS, l’exploitation des gaz et pétrole non-conventionnel aux Etats-Unis aurait créé 600 000 emplois et généré près de 2 milliards de dollars d’investissement.

Ensuite parce que nous possédons en France toutes les compétences pour bâtir un véritable écosystème autour de cette nouvelle énergie. Avec Total, avec l'ingénieriste Technip, avec le fabricant de tube Vallourec, avec le champion du traitement de l'eau Veolia, avec Alstom et ses turbines également, nous possédons tous les savoir-faire nécessaires pour tirer profit de cette ressource… et faire plancher nos bureaux d’études et charger nos usines.

Maintenant, nous sommes tous d'accord pour dire qu'il ne faut pas exploiter ces gaz comme des cowboys, si je puis dire. Il faut analyser finement les risques (environnementaux, sismiques…) pour pomper proprement cette ressource, pour ne pas jouer les apprentis sorciers. Mais il convient aussi de regarder honnêtement les opportunités que nous procurerait cette énergie "drill in France". En forant notre sous-sol, c'est aussi un peu de croissance, d'emplois et d'investissements que nous ferons remonter à la surface !

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2 commentaires

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24/03/2012 - 08h12 -

GAZ de SCHISTE : Permis signés par BORLOO ou Permis signés par VOYNET du gouvernement JOSPIN ? Le gouvernement a annulé le 04.10.2011 trois permis d'exploration de gaz de schiste, dont celui de Total car ces trois explorations ou exploitations prévoyaient la fracturation hydraulique qui a été interdite par une loi votée en juin car elle présente des risques de pollution des nappes phréatiques. Est-ce que nous allons assister à une interdiction totale de l'exploitation du gaz de schiste en France ? Certainement pas. Dans le cas de l'Américain SCHUEPBACH, (permis en Ardèche et dans le Larzac) : les rapports de l'entreprise mentionnaient "distinctement le projet d'utiliser" LA FRACTURATION HYDRAULIQUE donc pas de problème cela devient une annulation pure et simple. Quand à TOTAL : a contrario il s’engageait dans son rapport à ne pas utiliser cette technique à Montélimar. "J'ai fait valoir l'argument que ce rapport n'était pas crédible", a affirmé Madame KOSCIUSKO- MORIZET. D'après la Ministre de l’écologie, Total veut "continuer à rechercher du gaz de schiste avec d’autres techniques que la fracturation hydraulique, mais on sait qu’aujourd'hui que toutes autres techniques ne sont pas opérationnelles". Le groupe français s'est dit "très surpris" par cette décision de la ministre et dit attendre "de recevoir la notification de cette abrogation pour comprendre sur quelles bases légales ce permis serait abrogé". (Alors la prudence est de mise) Les chercheurs sont maintenant au centre du débat. Sachez qu’ils ont déposé deux brevets en mars 2011 sur les méthodes alternatives à la fracturation hydraulique, la FRACTURATION par ARC ELECTRIQUE. Une autre, brevetée et commercialisée de manière très limitée pour le moment par une entreprise canadienne, consiste à REMPLACER L’EAU par du PROPANE. TOTAL informe également qu’il pourrait ainsi procéder à un simple CARROTAGE VERTICAL opération de recherche qui reste autorisée par la loi. Il y a encore une autre formule de fracturation, celle dite de FRACTURATION PNEUMATIQUE qui consiste à injecter non pas de l'eau mais de l'air comprimé dans la roche mère afin de la désintégrer. Toutes ces techniques feraient courir les mêmes dangers à l'environnement et à la santé humaine avec comme conséquence irrémédiable : La disparition des sources, des nappes phréatiques endommagées, des glissements de terrain et même comme en Angleterre récemment (juin 2011) des mini tremblements des terre. Car en fait c’est la fracturation tout court qui pose problème car elle met en contact toutes les couches géologiques qui des plus profondes jusqu’au supérieures contenant les nappes phréatiques deviennent ainsi altérées et polluées. Et puis, pourquoi, après tout ne pas envisager d’extraire d’autre énergie dans notre sol ? Les Huiles lourdes, sables bitumineux : Cette roche sableuse qui est imprégnée d'un pétrole très lourd et visqueux, incapable de s'écouler dans un puits. Ces sables non accessibles pour les récupérer nécessitent une injection (vapeur d’eau) pour les faire s’écouler dans un puits. Et tout cela, n’est il pas intéressant pour nos pétroliers qui peuvent ainsi sans problème contourner la loi ? 61 autres permis de recherche de pétrole ou de gaz sont en effet toujours en vigueur. D'après le gouvernement, pour ces autres permis toujours valides, les entreprises n'entendent pas rechercher des gaz et huiles de schiste. Tous se sont engagés à ne pas recourir à la fracturation hydraulique et des "inspections" doivent être menées pour s'en assurer. Dans le permis d’Alès, il s’agit d’une recherche d’hydrocarbures tout à fait conventionnelle comme il en existe dans notre pays depuis des décennies. Il concerne quelques communes de l’Ardèche directement limitrophes avec le Gard Il est toutefois important de noter que, Mme VOYNET, à l’époque Ministre de l’Ecologie du gouvernement JOSPIN, a délivré près de 20 permis similaires en France entre 1997 et 2001. Cette exploration ou exploitation traditionnelle d’hydrocarbures conventionnels mérite une vigilance des pouvoirs publics ; Tout naturellement depuis la promulgation de la loi du 13 juillet au Journal Officiel de la République la fracturation hydraulique lui est interdite. Il faudrait donc que l’Etat se souci du style d’exploitation qui a eu lieu depuis lors, afin d’en apporter si nécessaire, toutes modifications utiles. La loi (n°2011-835) du 13.07.2011 a été publiée le 14.07.2011 et s'appuie sur la Charte de l'environnement de 2004 et sur le principe d'action préventive et de correction prévu à l'article L110-1 du Code de l'environnement, pour interdire sur le territoire national ce type d'exploration et d'exploitation. L'article 2 porte création de la Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux. Elle a notamment pour objet d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives. Elle émet un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public. Certes, c’est bien ! Mais qui va être choisi et qui choisira la composition de ces commissions ? De plus, le fait de procéder à un forage suivi de fracturation hydraulique de la roche sans l'avoir déclaré à l'autorité administrative est passible d'une peine 75.000 euros d'amende. Quel montant dérisoire pour des sociétés qui gèrent des millions d’euros ! Suivons ce dossier avec attention…….Et attendons les rebondissements, les contournements et les interprétations des lois pour les années futures avant de nous réjouir. Marc DUGENDRE Ardèche
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23/03/2012 - 11h55 -

Pas de gaz de schiste, pas d'OGM, pas de nucléaire mais un pays en faillite ! Nos médias sont tenus par des bobos qui gagnent très très bien leur vie et ne se rendent pas compte qu'il y a des millions de chômeurs qui galèrent ! Messieurs les ingénieurs faitent vous entendre !
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