Gaz de schiste : quand élus et scientifiques prêchent dans le vide

Philippe Martin réaffirme son opposition aux hydrocarbures non conventionnels. Le ministre de l’Ecologie juge même que certains parlementaires sont des VRP du gaz de schiste.

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Gaz de schiste : quand élus et scientifiques prêchent dans le vide

Le gouvernement a soigneusement orchestré son timing. Pas question de laisser l’allié EELV faire des vagues une fois de plus. Ainsi, le ministère de l’Ecologie a attendu la sortie de deux rapports favorables au gaz de schiste pour réaffirmer son opposition aux hydrocarbures non conventionnels. Ce jeudi 28 novembre, le ministre Philippe Martin a refusé de transférer à la société Hess Oil sept permis pétroliers que l’entreprise avait rachetés à Toreador dans le bassin parisien ; permis clairement orientés vers l’exploitation de pétrole de schiste. La décision n’est pas une surprise. Elle est en ligne avec la position de l’Exécutif, qui refuse toute exploration et exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

Deux rapports favorables au gaz de schiste

Ce qui surprend, en revanche, est l’accueil fait par le ministre aux récents rapports. Dans un entretien au Parisien, Philippe Martin lance : "Il faut se méfier des VRP des hydrocarbures fossiles". Le problème est que ces "VRP des hydrocarbures fossiles" ne sont pas des industriels du pétrole ou de la chimie, ni même l’Ufip (l’Union française des industries pétrolières). Les VRP que pointe le ministre sont des députés français membres de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologique (OPECST). Par extension, on peut y associer les membres de l’Académie des sciences, qui ont émis des propositions proches de celles de ces élus.

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Coup sur coup, le 22 et 27 novembre, les deux entités ont produit des études qui déplorent l’absence de recherche publique en France, appellent à améliorer la connaissance du sous-sol et à réaliser des puits expérimentaux sous contrôle d’autorités indépendantes. Interrogés sur l’impact de leur travail, les deux députés Jean-Claude Lenoir (sénateur UMP de l’Orne) et Christian Bataille (député PS du Nord) se montraient optimistes. Ils rappelaient que, par le passé, des études de l’OPECST sur les déchets nucléaires avait fait avancer la transparence autour de ces thèmes. Visiblement, ce temps est révolu. Ni la Représentation nationale, ni l’institution scientifique tricentenaire n’ont voix au chapitre cette fois-ci.

Ludovic Dupin

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