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L'Usine Energie

Gaz de schiste : "On ne peut pas bâtir une civilisation sur la peur", selon Bernard Tardieu

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

La création du Centre hydrocarbures non conventionnels (CHNC) a pour but de diffuser l’information scientifique et économique sur le gaz et le pétrole de schiste. Il est fondé par une vingtaine d’entreprises et d’organismes liés à l’industrie pétrolière.

Gaz de schiste : On ne peut pas bâtir une civilisation sur la peur, selon Bernard Tardieu © Travis S - Flickr - C.C.

"On ne peut pas bâtir une civilisation sur la peur", a déclaré haut et fort, mardi 10 février, Bernard Tardieu, président de la commission énergie et changement climatique de l'académie des technologies et désormais membre du conseil scientifique du tout nouveau CHNC (Centre hydrocarbures non conventionnels) inauguré ce jour.

Son message résume assez bien le sens de la création de cette association présidée par l’ex-président de l'UFIP (Union française des industries pétrolières) Jean-Louis Schilansky. "Nous ne sommes pas un organisme de lobbying. Nous n'irons pas voir les cabinets ministériels. Ce n’est pas le moment ! Nous souhaitons rassembler et diffuser une information factuelle sur le gaz et pétrole de schiste au sujet de la technologie, de l’environnement, de l’économie et de la santé", poursuit le président du CHNC.

Absence de laboratoires publics

Afin de crédibiliser la démarche du CHNC, Jean-Louis Schilansky met en avant le conseil scientifique composé de neuf membres issus des académies des sciences, de médecine et des technologies. Ils regroupent diverses compétences comme l’économie de l’énergie, l’hydrologie ou la géologie. Surtout le CHNC compte parmi ses membres fondateurs 22 grandes entreprises et organismes professionnels comme Schlumberger, Vallourec, Total… (1).

Au titre des grands absents de cette liste, on note les laboratoires publics comme l’IFPEN (Institut Français du pétrole Energies Nouvelles), le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) ou le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). "Ils ne peuvent pas ! Ils sont dans l’impossibilité de diffuser cette information. S’ils le pouvaient, le CHNC n’existerait sans doute pas", explique Jean-Louis Schilansky.

"Dans la mesure où une loi interdit une technologie (ndlr : la fracturation hydraulique), un laboratoire public ne peut pas lancer de recherches sur le sujet", explique Bernard Tardieu. Il ajoute "Nous, académiciens, n’avons aucun intérêt dans l’industrie pétrolière. Mais interdire la recherche ne fait en rien avancer la précaution ou la sécurité. Nous ne nions pas le risque mais nous affirmons que c’est notre devoir de l’étudier."

Ludovic Dupin

 

(1) GEP AFTP, Schlumberger, Entrepose, Suez Environnement, Bureau Veritas, Total, Vallourec, VCGG, GDF Suez, Arkema, SNF Floerger, Solvay, Technip, UFIP, SCDM Energies, Sparkling Capital, UIC, Saltel Industries, Imerys, Accenture, Air Liquide.

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