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Gaz de schiste : Nicolas Sarkozy est pour (ça n'a pas toujours été le cas)

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le , mis à jour le 26/09/2014 À 19H31

Lors de son premier meeting de campagne, Nicolas Sarkozy s'est exprimé en faveur du gaz de schiste et a appelé à refondre le principe de précaution. C'est pourtant sous son mandat que la loi empechant toute exploration a été votée.

Gaz de schiste : Nicolas Sarkozy est pour (ça n'a pas toujours été le cas) © France Forte

Voilà un thème inattendu pour le début de la campagne des primaires de l'UMP. Nicolas Sarkozy, lors de son premier meeting à Lambersart (Nord) ce jeudi 25 septembre, s'est exprimé en faveur d'une exploration du gaz de schiste en France. "Je ne peux pas accepter que les Etats-Unis soient devenus, du point de vue de l'énergie, indépendants grâce au gaz de schiste et que la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie, alors que le chômage ravage tant de nos territoires et tant de nos familles, c'est inacceptable", explique l'ancien Président de la République.

Allant au-delà de la question du gaz de schiste, Nicolas Sarkozy précise sa pensée : "Je souhaite clairement que nous réfléchissions aux conséquences du principe de précaution auquel je préférerai toujours le principe de responsabilité (...) avec la précaution on s'abstient de faire, avec la responsabilité, on assume la conséquence de ses choix et on ne se condamne pas à l'immobilisme".

Interdit sous Nicolas Sarkozy

Paradoxalement, c'est bien sous la mandature de Nicolas Sarkozy que le gaz de schiste a vu la porte de la France se refermer... L'Hexagone possèderait les premières réserves de gaz et surtout de pétrole de schiste selon des études géologique... mais dans la fièvre du début de la dernière campagne présidentielle, et poussés par le succès du documentaire anti-gaz de schiste "Gasland", les parlementaires votent dans la précipitation, le 11 juillet 2011, une loi interdisant l'utilisation de la fracturation hydraulique pour les activités d'exploration et de production d'hydrocarbures. Or la fracturation hydraulique est la seule technologie économique existante aujourd'hui pour explorer le gaz de schiste. La loi fut votée avant la remise des rapports d'expertises pourtant commandés par l'Assemblée.

Par la suite, élu, François Hollande affirmera que le gaz de schiste ne sera pas autorisé en France tant qu'il sera président. Cette position lui permettra, à l'époque, de renforcer son alliance électorale avec EELV alors qu'au sein de son parti et de son gouvernement certains appellent à revenir sur la loi. En tête de file : Arnaud Montebourg alors ministre du Redressement productif, mais aussi Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères ou Michel Rocard. La ministre de l'Ecologie, du développement Durable et de l'Energie, Delphine Batho, ira pour sa part plus loin que le Président et que la loi en interdisant tout recherche scientifique dans les organismes à dotation publique et toute recherche d'hydrocarbures non conventionnels, même sans utilisation de fracturation hydraulique.

Ludovic Dupin

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