Gaz de schiste : "la technique la plus sûre reste la fracturation hydraulique", selon l'OPECST

Le sénateur Jean-Claude Lenoir et le député Christian Bataille ont rendu public leur rapport d'étape sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, ce jeudi 6 juin. Le rapport final sera remis à l'automne, au mois d'octobre vraisemblablement.

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Gaz de schiste :

C'est suite au rapport Gallois que la Commission des affaires économique du Sénat a saisi l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques (Opecst), en novembre dernier. Dans son rapport, le commissaire général à l'investissement préconisait une reprise des recherches sur les hydrocarbures non conventionnels, dans un but de relance de la compétitivité.

Dans son rapport d'étape, présenté à la presse ce jeudi 6 juin, l'Opecst arrive à la même conclusion. "La perspective d'une exploitation possible de notre sous-sol justifie de relancer les travaux de recherche afin de mieux connaître notre patrimoine géologique, qui demeure mal connu."

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Les rapporteurs se sont appliqués à déterminer s'il existait des techniques alternatives à la fracturation hydraulique, un procédé interdit en France par la loi du 13 juillet 2011. Après plusieurs mois d'auditions, les rapporteurs indiquent dans le rapport d'étape que "la technique la plus sûre, parce qu'aujourd'hui la mieux connue, demeure la fracturation hydraulique".

En effet, selon les rapporteurs, les industriels ont développé de nouvelles technologies permettant d'améliorer la fracturation. Des améliorations ont notamment été apportées quant à la quantitié d'eau nécessaire.

Une solution de rechange mature

D'autres pistes sont également à étudier, ont précisé en choeur Jean-Claude Lenoir et Christian Bataille. "A commencer par la stimulation au propane qui est aujourd'hui la solution de rechange la plus mature". Une solution qui pallierait les inconvénients inhérents à la fracturation hydraulique puisqu'elle ne consomme ni eau, ni produit chimique et diminue les risques de sismicité, avait expliqué John Thrash, PDG de eCorpStim, entreprise spécialisée l’exploitation des gaz de schiste par stimulation de la roche au propane liquide, à L'Usine Nouvelle.

Par ailleurs, les rapporteurs exposent neuf propositions dans leur rapport. Ils préconisent notamment d'inclure la problématique des hydrocarbures non conventionnels dans le champ du débat sur la transition énergétique "auquel nous voulons participer" a insisté Jean-Claude Lenoir. Et pour faire passer la pilule de l'exploitation "maîtrisée" du gaz de schiste, ils proposent de faire partiellement financer la transition énergétique par les éventuelles retombées financières des hydrocarbures non conventionnels.

Astrid Gouzik


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