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L'Usine de l'Energie

Gaz de schiste : la parole est au gouvernement

Ludovic Dupin ,

Publié le

Le ministère de l’Energie a un mois pour décider si les permis pour l’exploration des gaz de schistes en France resteront dans les mains de leur titulaire. Si la loi est respectée, le gouvernement a tout intérêt à laisser les industriels travailler.

Gaz de schiste : la parole est au gouvernement © D.R.

A la suite de Total, tous les détenteurs de permis ont exprimé leur souhait de continuer à explorer le gaz et le pétrole de schiste dans le sous-sol français. Comme l’exige la loi du 13 juillet dernier, ils ont affirmé qu’ils ne recourraient pas à la technologie de la fracturation hydraulique.

Le gouvernement a maintenant jusqu’au 13 octobre pour étudier les dossiers des opérateurs et donner leur accord pour la poursuite des travaux exploratoires. À cette date, les rapports des industriels seront rendus publics. Si la loi est bien respectée, le gouvernement a tout intérêt à laisser le champ libre aux pétroliers. D’une part, les résultats des recherches exploratoires sont des données auxquelles l’État a un accès complet grâce au code minier. D’autre part, même si des réserves sont prouvées, rien ne force à proroger les permis ou à autoriser l’exploitation.

La fracturation hydraulique manquera-t-elle aux pétroliers ? Cette technologie, mise au point dans les années 40 aux États-Unis, a été rendue économiquement rentable en 2002 par l’américain Devon. Il s’agit de fracturer la roche par l’injection de milliers de litres d’eau et de composés chimiques sous pression. Elle a été jugée dangereuse pour l’environnement par l’Assemblée nationale. À en croire les opérateurs, c’est à travers ce procédé qu’il sera possible de réellement estimer le potentiel français.

Mais, visiblement, les pétroliers ont considéré pouvoir se passer de la fracturation. Des données sur le potentiel français peuvent être obtenues grâce à des études géologiques, des relevés sismiques et la réalisation de quelques carottages. Total, en particulier, déploie tout son potentiel de recherche dans son Centre scientifique et technique de l’Exploration et production (CSTJF) à Pau (Pyrénées-Atlantiques). C’est là  que sont conservés comme des reliques les quelques mètres de carottes extraites il y a plus de 40 ans près de Montélimar (Drôme), et qui laissent imaginer le gigantesque potentiel français.

Pour mémoire, la France possède le deuxième potentiel européen en gaz de schiste, derrière la Pologne, avec 5 100 milliards de mètres cubes… L’équivalent de 100 ans de consommation française. Bien sûr, ce calcul est simpliste car la totalité de ce volume ne pourra pas être arrachée au sol. Mais la question est de savoir à partir de quel taux de récupération les intérêts économiques passeront devant le principe de précaution… La réponse sera sans doute connue d’ici cinq ans quand les permis attribués en 2010, comme celui de Total, arriveront à échéance.

 

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