Gaz de schiste, l’enseignement polonais

Les réserves de gaz de schiste sont fortement revues à la baisse, ce qui ne stoppe pas les ambitions de Varsovie. Un revers qui interroge toutefois sur le potentiel français.

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Gaz de schiste, l’enseignement polonais

La question des gaz de schiste agite le monde entier mais les gaz de schiste ne sont une réalité économique et industrielle qu’en Amérique du nord.

En Europe, si quelques explorations sont en cours en Allemagne et en Angleterre, seule la Pologne s’est lancée dans un vaste programme de développement. Selon les études préliminaires du Department of Energy (DOE) aux Etats-Unis, la Pologne présentait le premier potentiel européen avec 5600 tm3 de réserves potentielles, juste devant la France… mais on sait désormais que ce volume a été complétement surestimé.

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En juin dernier, le pétrolier américain ExxonMobil, qui a pris très tôt un permis sur l’un des deux grands bassins polonais, a été déçu par les explorations. Il y a du gaz mais en quantité insuffisante pour une exploration rentable dans la zone concernée. Dans le même temps, l'Institut national de Géologie (PIG) a revu à la baisse le potentiel polonais de plus de 80 % à 1 920 Tm3.

De telles annonces n’ont pas suffi à modérer l’ardeur industrielle pour les gaz de schiste de Varsovie, le pays ayant trop besoin d’acquérir une indépendance énergétique, même relative, vis-à-vis du gaz russe. L’effort continue. Preuve en est : l’annonce ce mercredi 4 juillet des cinq grands groupes énergétique et miniers polonais (PGNiG, PGE, Tauron, Enea, KGHM Polska Miedz) de s’associer pour exploiter ensemble ce gaz.

Dans le cas de la France, la situation pourrait être différente. Le potentiel hexagonal est estimé par le DOE à 5 300 Tm3, ce qui est considérable. Cela représente 21 fois le gisement de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) qui a produit du gaz pendant un demi-siècle. Mais en l’absence de forages exploratoires par fracturation hydraulique, interdite depuis la loi du 13 juillet 2011, il est impossible de valider ce volume. Si comme en Pologne, les réserves potentielles se voyaient diminuer brutalement de 70, 80, 90 %, l’exploitation deviendrait beaucoup plus sujette à caution. Auquel cas, il n’y aurait sans doute plus de débat en France.

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