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L'Usine de l'Energie

Gaz de schiste, l’Allemagne donne son feu vert

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

L’Allemagne devrait bientôt autoriser l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste sur son territoire. Deux objectifs : réduire sa dépendance vis-à-vis de la Russie et améliorer sa compétitivité face aux Etats-Unis.

Gaz de schiste, l’Allemagne donne son feu vert © D.R.

Le gouvernement allemand s’apprête, selon une information du Financial Times, à autoriser l’exploitation du gaz de schiste sur son territoire. Le pays posséderait un potentiel de 2300 milliards de mètres cubes de gaz (contre 3800 milliards en France), concentrés essentiellement dans les Länders du Nord. Cette ressource va permettre au pays de diminuer sa dépendance vis-à-vis de ses deux premiers fournisseurs de gaz : la Norvège et surtout la Russie. L’Allemagne s’est montrée extrêmement inquiète au sujet des menaces russes de couper les vannes depuis les champs sibériens de Gazprom. La Russie fournit environ 43 % de la consommation allemande.

Regagner de la compétitivité face aux Etats-Unis

Le regard de la chancelière Merkel se tourne aussi vers l’ouest. Elle constate que son industrie perd en compétitivité face à une industrie américaine dopée aux hydrocarbures non conventionnels. Ainsi, le gaz sur le marché européen coûte deux à trois fois plus cher que celui du marché américain. De plus, en 2013, un électro-intensif allemand a payé son mégawattheure (MWh) aux alentours de 35 euros, tandis son homologue américain le paie entre 23 et 33 euros (en France, ce coût se situe à 47 euros par MWh). Quand on sait que le coût de l’énergie représente de 20 à 70 % des coûts de production dans l’industrie, le calcul est vite fait.

Les brasseurs inquiets

La mise en place d’une industrie du gaz de schiste outre-Rhin ne plait pas à tout le monde. De nombreux mouvements environnementaux s’en inquiètent mais c’est surtout la puissante fédération allemande des brasseurs qui fait pression. Elle craint que des pollutions de nappes phréatiques n’altèrent la qualité de sa production. L’Allemagne va sanctuariser environ 14 % de son territoire où toute fracturation hydraulique, - pourtant utilisée depuis 50 ans pour le pétrole conventionnel -, sera interdite.

Ludovic Dupin

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