Gaz de schiste : ce n'est "pas un sujet interdit" pour Montebourg

Devant les ingénieurs de l’école des Mines, le ministre du redressement productif a assuré que la question des gaz de schiste serait débattue lors de la conférence environnementale le 14 et 15 septembre.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Gaz de schiste : ce n'est

Autoriser l’exploration de gaz de schiste ? Arnaud Montebourg confirme vouloir mettre le sujet sur la table dès la rentrée. "La question des gaz de schiste est posée et sera posée lors de la conférence environnementale", a confirmé le ministre du redressement productif, à l’issu d’un colloque devant les ingénieurs de l’école des Mines jeudi 19 juillet. Pour Arnaud Montebourg, "Ce n’est pas un sujet interdit".

"L’exploitation des gaz de schistes pose des problèmes environnementaux sérieux. Est ce qu’il y a des évolutions technologiques possibles ? La réponse est oui. Donc, il faut mettre ces questions sur la table et en débattre très tranquillement", avait déjà précisé la veille le ministre du redressement productif, lors de son audition par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Arnaud Montebourg avance pourtant en terrain est miné. Explosif même. Au sein du gouvernement, le point de vue du ministre est loin de faire l’unanimité. D’autant que même si le ministère du redressement productif est en charge des mines et des matières premières, le dossier de l’énergie et des gaz de schistes revient à sa collègue de l’écologie Delphine Batho.

La ministre est farouchement opposée à une levée de l’interdiction de la fracturation hydraulique. "Rien dans l'agenda du gouvernement aujourd'hui n'envisage de revenir sur l'interdiction de la fracture hydraulique", a-t-elle précisé sur BFM TV, vendredi matin, avant de juger que les prises de position d’Arnaud Montebourg reflétaient une "réflexion intellectuelle, à partir de techniques futures qui en l'état actuel des choses n'existent pas". Ambiance.

Le débat devrait rebondir très vite, alors que le gouvernement a lancé la préparation de la grande conférence environnementale du 14 et 15 septembre, qui doit déboucher sur une loi de programmation en 2013 sur l’énergie. Mardi 24 juillet, le Premier ministre doit recevoir avec Delphine Batho les ONG pour déminer les sujets les plus délicats, gaz de schiste en tête.

En 2011, le gouvernement Fillon avait enterré le dossier en adoptant une loi interdisant la fracturation hydraulique, seule méthode pour exploiter le gaz de schsite. En rouvrant le débat, le gouvernement se retrouve à nouveau sous le feu croisé des écologistes, qui jugent dangereuses les méthodes d’exploration actuelles utilisées, et les industriels qui font du coût de l’énergie l’un des facteurs de leur compétitivité.

Un faux pas politique ? "On ne peut pas ignorer que l’énergie est un facteur clef de compétitivité de l’industrie", juge-t-on au ministère du redressement productif, qui cherche à explorer toutes les pistes pour relancer le secteur.

"Aux Etats-Unis, l’exploitation des gaz de schiste a créé 600 000 emplois en trois ans. Comment pouvons-nous nous passer de l’exploration en France ?", plaide Patrick Pouyanné, le directeur général Raffinage-Chimie de Total.

Partager

NEWSLETTER Energie
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS