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L'Usine de l'Energie

Gaz de schiste : atermoiements allemands et espoirs britanniques

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Alors que l’Allemagne continue à s’interroger sur la pertinence d’exploiter le gaz de schiste, la Grande-Bretagne se découvre des réserves insoupçonnées.

Gaz de schiste : atermoiements allemands et espoirs britanniques © Travis S. - Flickr - C.C.

Un groupe de professeurs allemands, proches des milieux écologistes et qui conseillent le gouvernement sur les questions environnementales, juge que "l'exploitation de gaz de schiste par fracturation hydraulique serait sans intérêt pour l'heure en Allemagne". Pourtant, en septembre prochain, le gouvernement soumettra un projet de loi pour autoriser l’exploitation des gaz de schiste sur le territoire, à l’exception de 14 % de ce dernier. Une zone sanctuarisée afin d’y protéger les réserves hydriques. Les experts jugent, pour leur part, que "le potentiel d'une exploitation économiquement rentable dans des conditions environnementales convenables est bien trop faible pour pouvoir avoir une influence conséquente sur les prix du gaz en Allemagne". L’Allemagne posséderait 2 300 milliards de mètres cubes de gaz de schiste (contre 5 100 milliards en France). Quelques jours auparavant, c’est la fédération des brasseurs allemands qui avait appelé à interdire la fracturation, de peur qu’une pollution des nappes phréatiques n’affecte la qualité de l’eau utilisée pour la bière.

Impossible de connaître le potentiel français

Au Royaume-Uni, c’est un autre son de cloche qui se fait entendre. Le pays s’est lancé avec enthousiasme dans l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, afin de compenser le déclin de production des champs gazier en mer du Nord. Or, bonne nouvelle pour l’Albion, les réserves ont été vraisemblablement très sous-estimées. Selon la société IGas, le petit permis de 777 km², en cours d’exploration dans le nord-ouest de l'Angleterre, ne contiendrait pas 255 milliards de mètres cubes de gaz mais plutôt 2900 milliards. Soit cinq fois plus que le potentiel total estimé jusqu’alors pour la Grande-Bretagne, 566 milliards de mètres cubes. L’exploitation de cette zone devrait débuter fin 2013.

Cette nouvelle estimation des réserves britanniques laisse songeur sur le chiffre de 5 100 milliards de mètres cubes estimé pour la France. Sans réelles explorations, impossible de dire si les réserves sont deux fois plus grandes… ou dix fois plus faibles ! Interrogé le 2 juin au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, le PDG de Total, Christophe de Margerie, rappelait que personne n’est en mesure de connaître les réserves du sous-sol sans creuser des puits exploratoires. Mais la loi du 13 juillet 2011 a interdit l’utilisation de la fracturation hydraulique dans le but de rechercher ou exploiter des hydrocarbures. Selon le grand patron, la France devrait réaliser un puits test, qui ne serait attribué à aucun opérateur, afin que chacun puisse juger des conséquences de tels procédés.

Ludovic Dupin

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