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L'Usine Santé

Gattefossé, les excipients sur mesure

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Gattefossé, les excipients sur mesure
Gattefossé ne cesse d’innover et consacre 5?% de son chiffre d’affaires à la R?&?D.

Son expertise en est déjà à sa quatrième génération, mais l’entreprise familiale Gattefossé, née en 1880, ne compte pas s’arrêter là. À Saint-Priest (Rhône) le chimiste met au point des excipients pharmaceutiques et des ingrédients cosmétiques quasi sur mesure. « Nous sommes très focalisés et pilotés par le marché, alors que d’autres entreprises partent de la technologie, développent un produit puis font le tour de toutes les applications qui pourraient être satisfaites », explique Olivier Midler, le directeur général. « Deux marchés porteurs », assure-t-il.

L’un de ses excipients est ainsi utilisé par une société de biotechnologie dans un traitement phare du cancer de la prostate, vendu dans le monde entier.

Ses actifs sont prisés par les petits et grands de la cosmétique pour leurs activités (antirides, anti-inflammatoire, hydratante…) ou leur texture – notamment pour les produits de soin – grâce à l’oléochimie. Pour garder le cap, Gattefossé mise sur l’innovation et l’expansion géographique. Elle consacre 5 % de son chiffre d’affaires (de 86 millions d’euros l’an dernier, en croissance de 6 %) à la R & D et propose un à deux nouveaux ingrédients par an en cosmétique. En pharmacie, les contraintes réglementaires compliquent le développement de nouveaux excipients.

« Nous innovons sur les excipients existants et sommes très performants pour améliorer la biodisponibilité, assure Olivier Midler. C’est un sujet très sensible dans l’industrie pharmaceutique : beaucoup de nouvelles molécules sont très difficiles à formuler car peu solubles ou absorbables… » Gattefossé dispose de laboratoires à Saint-Priest, à Shanghai et en Inde et se prépare à en ouvrir un autre l’an prochain aux États-Unis, où elle possède déjà une filiale commerciale et une petite unité de fabrication avec un partenaire.

Alors qu’elle exporte près de 75 % de sa production, elle vient d’ouvrir deux nouvelles filiales. À Singapour, où elle possède désormais une usine sur le site d’un partenaire à Jurong Island, l’île rassemblant l’activité chimique de la région, ce qui lui ouvre le marché asiatique. Et en Tunisie, où sa structure lui permet de se rapprocher des marchés en croissance comme ceux de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Sur les 275 salariés de Gattefossé, 190 sont encore installés en France. L’entreprise n’oublie pas ses racines : à Saint-Priest, 3,3 millions d’euros sont en cours d’investissement dans la modernisation de son outil industriel.

Le chimiste entend aussi défendre son indépendance, alors que l’un de ses concurrents, le canadien Lucas Meyer Cosmetics, vient de se faire chèrement racheter par le fournisseur d’arôme IFF. 

Gaëlle Fleitour

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