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Gare aux propos tenus sur Facebook

Christophe Bys ,

Publié le

Une récente décision de justice a confirmé le licenciement de deux salariés qui avaient dénigré leur employeur sur Facebook. Mieux vaut vérifier ses paramètres de confidentialité avant de parler.

Gare aux propos tenus sur Facebook © REUTERS

Le conseil des prud’hommes de Boulogne Billancourt a confirmé le licenciement pour faute grave de deux salariés d’Alten – un troisième ayant accepté une conciliation - qui avaient critiqué leur entreprise sur Facebook. Ce sont les deux salariés qui avaient porté l’affaire devant la justice contestant leur licenciement, arguant qu’il s’agissait de propos « privés ». Les prud’hommes n’ont donc pas partagé cette analyse : les salariés, qui travaillaient au service « Ressources humaines » ont donc été condamnés pur « incitation à la rébellion contre la hiérarchie et dénigrement envers la société ».

Pour appuyer son jugement, les prud’hommes ont remarqué que les personnes en cause avaient réglé les paramètres de confidentialité en autorisant l’accès de leurs données « aux amis de leurs amis ».

Pour les prud’hommes, ils ne peuvent pas dans ces conditions parler d’échanges privés, qui sont protégés par la Loi, la violation d’une correspondance privée, dont le mail fait partie, étant lourdement punie. Rien ne dit qu’un réglage plus strict des paramètres garantirait le caractère de correspondance privé du statut Facebook.

Interrogé en marge d’une visite officielle, Eric Besson, ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique a refusé de commenter l’affaire elle-même. Il a toutefois estimé qu’ « Internet est un formidable espace de liberté. Le besoin de régulation se fait ressentir. »

La situation est d’autant plus délicate qu’une étude réalisée par Cisco montre la relative méconnaissance des salariés en matière de droits et de devoirs numériques. 38 % des salariés français indiquent « ne pas savoir si leur entreprise a mis ou non en place des règles spécifiques en matière d’informatique. »

Christophe Bys

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