Quotidien des Usines

Gandrange : les salariés manifestent à Luxembourg

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Lakshmi Mittal, le P-DG d'ArcelorMittal, et les salariés de l'usine lorraine seront reçus la semaine prochaine par Nicolas Sarkozy. Une réunion doit aussi se tenir prochainement à l'Elysée sur la politique industrielle.

Gandrange : les salariés manifestent à Luxembourg

Plusieurs centaines de salariés de l'usine ArcelorMittal à Gandrange (Moselle) se sont retrouvés ce matin devant le siège social du groupe sidérurgiste à Luxembourg, pour protester contre la suppression de 595 emplois sur le site lorrain, qui compte 1 108 salariés. Des élus locaux se sont également joints aux manifestants.

Depuis la semaine dernière - et l'annonce de l'arrêt de l'aciérie et du train à billette de l'usine mosellane -, les initiatives se multiplient pour sauver Gandrange.

Sur le plan politique,  les pressions s'accentuent sur le groupe sidérurgiste. Car l'avenir de Gandrange a pris une dimension nationale. Aujourd'hui, le porte-parole de l'Elysée David Martinon a confirmé que Nicolas Sarkozy rencontrera le P-DG du groupe,  Lakshmi Mittal,  en début de semaine prochaine pour évoquer le dossier. Les délégués syndicaux de l'usine de Gandrange seront également reçus à l'Elysée.

Un cabinet de Conseil mandaté

Alors que la demande mondiale d'acier explose, la fermeture partielle de l'usine lorraine a du mal à passer. « En matière de sidérurgie,  on a un dossier emblématique dont il faudra véritablement se saisir », a reconnu hier Laurent Wauquiez, le porte-parole du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres. 

Le gouvernement veut réagir vite. Une réunion devrait être organisée prochainement par le chef de l'Etat sur la question des restructurations industrielles. Son objectif : instaurer une « logique beaucoup plus proactive consistant à anticiper » plutôt que « subir les dossiers au fur et à mesure où ils sortent ».

La Caisse des dépôts et consignations pourrait se voir attribuer un nouveau rôle majeur dans ce dispositif. « Le but est de faire le point sur l'ensemble des dossiers industriels, de voir avec les membres du gouvernement quels sont les dispositifs et les soutiens que peut mettre en avant le gouvernement », avait précisé Laurent Wauquiez. 

De leur côté, les salariés de l'usine de Gandrange ont mandaté un cabinet de conseil, Syndex, pour élaborer des « solutions alternatives industrielles et sociales » au projet de restructuration. Car pour les syndicats , « les difficultés peuvent être surmontées dans un délai raisonnable ». Ils pointent du doigt la mauvaise gestion des embauches d'ArcelorMittal et le manque d'investissement. La direction du groupe justifie de son côté son projet par la hausse du prix des matières premières et de l'énergie ainsi que les difficultés opérationnelles et les coûts de maintenance élevés.

Solène Davesne

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