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L'Usine Agro

Gad SAS fait un pas de plus vers la liquidation judiciaire

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Au cours du comité central d'entreprise tenu ce vendredi 22 août, les représentants du personnel de Gad ont voté contre la "demande de résolution du plan de redressement". Mais leur avis est seulement consultatif. Le tribunal de commerce de Rennes va donc être saisi et devrait prononcer la liquidation du site d'abattage de porcs situé à Josselin (Morbihan).

Gad SAS fait un pas de plus vers la liquidation judiciaire © Janphi63 - Flickr - C.C

L'entreprise Gad SAS va bien solliciter le tribunal de commerce de Rennes dans le cadre d'une "résolution du plan de redressement". Autrement dit, l'abattoir de porcs ne peut pas assumer les échéances financières prévues dans le cadre de son plan de continuation mis en place en février dernier à la suite de sa période de redressement judicaire. Le tribunal de commerce va être rapidement saisi et devrait prononcer la liquidation de cet abattoir situé à Josselin (Morbihan) et comptant 950 salariés. Les représentants des salariés convoqués ce vendredi 22 août dans le cadre d'un comité central d'entreprise ont à l'unanimité voté contre cette demande de résolution, mais leur avis n'est que consultatif.

Mise en cause d'évènements internes et externes

Dans un communiqué, la direction de l'entreprise Gad justifie cette "étape technique et judiciaire" en faisant référence à une série "d'évènements internes et externes non prévisibles au moment de l'adoption du plan de redressement". Le blocus de l'autre usine d'abattage de Gad à Lampaul-Guimiliau (Finistère), fermée depuis le printemps dernier, aurait entrainé "un surcoût de 15 millions d'euros".

De plus, l'embargo sanitaire russe sur la viande porcine, à la suite de deux cas de peste porcine décelés sur des animaux abattus en Lituanie, a généré une perte de 7,5 millions d'euros pour Gad. Il est aussi évoqué le "dumping social notamment allemand" et un projet de réouverture du site de Lampaul-Guimiliau qui "a alimenté des doutes insidieux sur la pertinence du plan de continuation".

Projet de reprise à l'étude

La perte d'exploitation de Gad est de 14 millions d'euros au 30 juin. La direction de la filiale du groupe coopératif Cecab (Theix, Morbihan) précise, toujours dans ce communiqué, que "seul un adossement à un acteur français ou étranger de la filière peut permettre de pérenniser l'activité." Intermarché est intéressé et continue de travailler sur un projet de reprise via sa filiale SVA Jean Rozé (Vitré, Ille-et-Vilaine) de transformation de viandes. Mais "pas de précipitation" insiste SVA Jean Rozé. Dans un communiqué, l'opérateur précise qu'"il est prématuré de considérer qu'une offre de reprise sera prochainement déposée".

Contrairement à ce qu'affirmait au milieu de cette semaine Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, qui tablait sur un plan de reprise dans "les 10 à 15 jours."

Stanislas du Guerny

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