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Quotidien des Usines

Gad obtient deux mois de sursis

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Publié le , mis à jour le 21/08/2013 À 13H45

Le groupe d'abattage de porcs Gad est en redressement judiciaire depuis février. Sa période d'observation s'achève ce mercredi 21 août. Le tribunal de commerce de Rennes (Ille-et-Vilaine) vient de se prononcer sur une prolongation du redressement judiciaire jusqu'au 16 octobre.

Gad obtient deux mois de sursis © Janphi63 - Flickr - C.C

La direction générale et les administrateurs judiciaires du groupe Gad ont été convoqués le mercredi 21 août au tribunal de commerce de Rennes (Ille-et-Vilaine). Le 21 août correspond en effet la fin de la période d'observation judiciaire du groupe d'abattage démarrée en février dernier. La direction générale du groupe et les administrateurs judiciaires ont demandé aux juges consulaires de prolonger la période de redressement judiciaire et il leurs a été accordé un délai jusqu'au 16 octobre.

Il leur faut en effet encore quelques semaines pour boucler le projet de plan de continuation élaboré par la coopérative Cecab, l'actionnaire majoritaire de Gad qui n'a pas pu vendre sa filiale faute de repreneur potentiel.

Mesures drastiques pour la sauvegarde de l'entreprise

"Ce délai, précise un proche du dossier, sera de courte durée car Gad continue de perdre de l'ordre de 3 millions d'euros par mois." Cecab a donc prévu, dans le cadre de ce plan, des mesures drastiques. Il va fermer le site d'abattage de Lampaul Guimiliau situé dans le Finistère pour concentrer la production dans l'autre usine de Josselin (Morbihan).

Parallèlement, il est annoncé la fermeture de l'usine de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et l'abandon du siège social de Gad à Saint-Martin-des-Champs (Finistère) près de Morlaix. Ces mesures vont entrainer la suppression de 946 des 1 660 emplois de Gad. 300 possibilités de reclassement seront proposées.

Pour que ce plan soit viable, il faudra également baisser le niveau de la dette actuellement de 100 millions d'euros en obtenant des abandons de créances des banques mais aussi des fournisseurs. En contrepartie, Cecab a prévu des investissements de près de 20 millions d'euros pour moderniser les installations de Josselin.

Le personnel et les élus de Lampaul Guimiliau sont vent debout contre ce plan et tentent encore d'éviter la fermeture du site. De leur côté, les élus régionaux et départementaux suivent de très près la situation comme c'est aussi le cas pour l'Etat puisqu'une réunion a eu lieu en début de semaine à la préfecture de région à Rennes. Le Conseil général du Morbihan a fait savoir qu'il allait apporter 3 millions d'euros pour soutenir le plan d'investissements.

Stanislas du Guerny

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