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Quotidien des Usines

Futurol Industries absorbé par l'Alsacien Tir Technologies

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Le groupe alsacien Tir Technologies s'empare des volets roulants Futurol, en difficulté. L'effectif fond de 40 % et une usine ferme à Chartres (Eure-et-Loir).

Futurol Industries absorbé par l'Alsacien Tir Technologies © Futurol

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

A Chartres et Thimert-Gâtelles (Eure-et-Loir), les usines de stores et volets roulants de Futurol sont presque à l'arrêt jeudi 26 novembre, même si les salariés ne sont pas officiellement en grève. Une semaine après la reprise des actifs par l'alsacien Tir Technologies à la barre du tribunal de commerce, ils accusent le coup : l'un des sites devrait d'ailleurs s'arrêter définitivement. Et l'effectif va fondre de plus de 40 %.

Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) organisé par l'administrateur judiciaire afin de permettre la reprise prévoit 228 suppressions d'emplois sur 405, dont 141 dans les deux usines chartraines. Les 87 autres postes supprimés le seront sur les sites de Saint-Loup, Golfech et Valence d'Agen (Tarn-et-Garonne).

"L'encadrement qui nous a mené dans le mur est toujours là"

"Nous devrions recevoir nos lettres de licenciement à partir d'aujourd'hui [jeudi 26 novembre] pour des départs effectifs le 23 décembre, la veille du réveillon de Noël. Tout un symbole. Pourtant, l'encadrement qui nous a mené dans le mur est toujours là. Le personnel est dégoûté par la tournure des événements", témoigne Christophe Millet, délégué syndical central CGT.

Ancien numéro 2 du secteur des stores et volets roulants, Futurol est repris par un concurrent plus petit, Tir Technologies, basé à Kilstett, près de Strasbourg (Bas-Rhin). En redressement judiciaire depuis un an, Futurol a pâti de la crise dans le BTP, notamment de la chute dans la construction neuve.

Crise du BTP et éventuelles infractions des anciens dirigeants

Mais la conjoncture n'explique pas tout. Un passif de 72 millions d'euros a été évoqué en audience au tribunal de commerce de Chartres, alors que le chiffre d'affaires s'élevait à 120 millions environ avant les premières difficultés. Un juge d'instruction a été désigné pour enquêter sur d'éventuelles infractions des anciens dirigeants.

De son côté, Tir a enregistré un chiffre d'affaires de 32 millions d'euros en 2014, assorti d'un résultat d'exploitation de 1,2 million d'euros. Il se dote d'un outil industriel dans l'ouest et le sud-ouest de la France.

Stéphane Frachet

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1 commentaire

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27/11/2015 - 08h37 -

Il ne s'agit ni d'incompétence ni de conjoncture.
Tout ceci est dû au dépôt de bilan de leur plus gros client (Menuiseries Simpa) et à une ardoise d' environ 1 million d'euros.
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