Fusion GE-Alstom : autorisation imminente de Bruxelles

Le collège des commissaires devrait voter demain, mardi 8 septembre, l’autorisation du rachat de la branche énergie d’Alstom par General Electric. Les concessions consenties par l’américain seront enfin connues.

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Diplomate, la Commission européenne ne devrait pas attendre le 11 septembre pour satisfaire l’américain General Electric. De source proche du dossier, les commissaires européens se réuniront demain pour prendre leur décision. Sauf surprise, General Electric sera autorisé à racheter la branche énergie d’Alstom.

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Bruxelles et l’américain négocient depuis le début de l’année, la Commission ayant exprimé ses craintes quant à la réduction de la concurrence sur le segment des centrales à gaz de grande puissance qui résulterait du rachat. Jeff Immelt, le PDG de GE, semble avoir trouvé un moyen de satisfaire la commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager. Mais au-delà des propositions de cessions de droits de propriété intellectuelle évoquées par Jeff Immelt au printemps, l’américain pourrait avoir cédé plus de lest. Et notamment sur le marché des services aux turbines installées. "Après avoir renâclé, le groupe américain a finalement décidé de céder des actifs notamment dans les services de maintenance et des brevets au groupe énergétique italien Ansaldo", ont indiqué des sources à l’AFP.

Lâcher du lest sur les services

Un scénario d’autant plus crédible qu’Alstom a annoncé cet été qu’il baissait de 300 millions d’euros le montant du rachat (initialement fixé à 12,35 milliards d’euros) "afin d’appuyer General Electric dans sa proposition d’un ensemble complet de mesures destinées à répondre aux réserves exprimées par la Commission". Les services aux équipements déjà installés par Alstom, profitables et résistants à la crise de l’énergie, sont l’un des enjeux majeurs du rachat par GE. Jeff Immelt avait revu à la hausse en mai dernier, de 1,2 milliard à 3 milliards de dollars, les synergies annuelles qu’il entendait dégager après le rachat. Concilier cet objectif avec la cession d’actifs dans les services risque, comme le craignent les syndicats d’Alstom, de pousser l’américain à des rationalisations drastiques. Selon des informations confidentielles présentées par le cabinet d’audit Secafi aux syndicats d’Alstom début juillet, un peu plus d’un millier de suppressions de postes chez Alstom seraient envisagées en France par General Electric.

Manuel Moragues

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