Fukushima : "Un accident aussi grave est un échec collectif"

Avec cette déclaration, André Lacoste, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ne fait pas dans la demi-mesure. Des propos qui dénotent l’état d’esprit du Forum sur Fukushima organisé par l’Agence de l’énergie nucléaire (AEN), dépendant de l’OCDE.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Fukushima :

Organisée les 7 et 8 juin à Paris, cette réunion constituait un point d’étape entre les travaux du G8 de Deauville et la conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire organisée par l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Conférence qui se tiendra à Vienne, en Autriche, du 20 au 24 juin.

Un des thèmes abordés par les autorités de sûreté renvoie à la notion de comités de pairs (Peers Reviews en anglais). A l’avenir, chaque autorité accepterait de se faire évaluer et juger par ses pairs. "Il est important de mettre en place ces peer reviews, mais cela va demander du temps. Cela suppose la mise en place de traités internationaux", juge Grégory Jaczko, président de la Nuclear Regulatory Commission (NRC) aux États-Unis.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

En parallèle, la notion d’indépendance des autorités de sûreté apparaît essentielle. André-Claude Lacoste explique que "les autorités de sûreté doivent être indépendantes des opérateurs nucléaires, mais aussi des pressions politiques. Les avancées sur ce deuxième point sont récentes et plus ou moins avancées selon les pays".

Des tests partout dans le monde

Le Britannique Mike Weightman ajoute sévèrement : "C’est bien qu’il y ait une indépendance de droit, mais il faut aussi indépendance de fait !" André-Claude Lacoste sourit et ajoute : "Une autorité est faite pour dire non et elle doit avoir le pouvoir de le faire."

Des tests de sûreté sont ou vont être menés partout dans le monde, mais aucun pays ne s’est engagé pour l’instant à fermer, le cas échéant, des réacteurs. "Notre crédibilité provient de notre transparence pas de la fermeture de sites", assure Grégory Jaczko.
Mike Weightman ajoute : "Je ne ressens pas le besoin de fermer une centrale pour me sentir fort ou crédible."

André-Claude Lacoste explique que les choix ne sont pas binaires : "Entre l’autorisation de fonctionner et la fermeture d’un réacteur, il existe une gamme de décisions possibles." Les responsables des autorités de sûreté ajoutent même que les déclarations du commissaire européen à l’énergie, Günther Oettinger, n’étaient pas crédibles ! A l’annonce du lancement des stress tests sur les réacteurs européens, il s’était empressé de dire que des réacteurs ne manqueraient pas de fermer...

Si les autorités de sûreté font preuve d’une bonne volonté, il faut, toutefois, déplorer l’absence de la Chine, le pays qui a les plus grandes ambitions en matière nucléaire.

Partager

NEWSLETTER Energie
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS