Fukushima : Tepco face à des fuites incontrôlables

Les fuites d’eau contaminées s’aggravent à Fukushima. Depuis deux ans, le site a déversé dans l’océan 70 fois plus de radioactivité que les quantités acceptées en fonctionnement normal.

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Fukushima : Tepco face à des fuites incontrôlables

Niveau 3 sur l’échelle Ines des événements nucléaires, cela signifie un "incident grave". Et c’est ainsi que la NRA, l’autorité de sécurité nucléaire japonaise, a classé la récente fuite de 300 tonnes d’eau contaminées sur le site de Fukushima, le plus grave événement sur le site depuis l’accident de 2011. Ce faisant, la NRA tape enfin du poing sur la table : la situation à la centrale accidentée n’est toujours pas sous contrôle. L’électricien Tepco ne semble pas en mesure de gérer les 400 tonnes d’eau contaminée récupérées quotidiennement. Cette eau est issue du système de refroidissement des centrales, mais aussi des eaux de pluies et des eaux souterraines.

Ce jeudi 22 août, Tepco a reconnu que l’eau ne stagnait pas autant qu’il le prétendait. Selon l’électricien, depuis mai 2011, près de 30 000 milliards de becquerels, issus de strontium et de césium radioactifs, se sont déversés dans l’océan. En fonctionnement normal, la centrale était autorisée à rejeter 220 milliards de becquerels par an dans l’océan. Notons toutefois que les fuites actuelles sont minimes par rapport à l’accident de mars 2011, au cours duquel une centaine de millions de milliards de becquerels ont été libérés dans l’atmosphère et l’océan.

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Méfiance des autorités

Tepco assure ne pas avoir détecté d’autres cas de fuites sur les 300 réservoirs de 1 000 tonnes, dont un était à l’origine du dernier incident grave. Mais comment faire confiance à la société, qui ne cesse de minimiser les problèmes depuis plus de deux ans ? Ainsi, les autorités japonaises se montrent prudentes et ont interdit de nouveau la pêche dans la région qui avait repris depuis juin dernier. Les poissons étaient vendus après contrôle de leur niveau de contamination.

Ludovic Dupin

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