Fukushima : la facture atteindrait 80 milliards d’euros

Selon une étude universitaire, le coût de l’accident de Fukushima pourrait être doublé par rapport aux estimations gouvernementales. Premier poste de dépense : l’indemnisation des habitants évacués.

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Fukushima : la facture atteindrait 80 milliards d’euros

Rapportée par l’AFP, une étude universitaire japonaise calcule que le coût direct de l’accident nucléaire de Fukushima de mars 2011 sera deux fois plus élevé que ce que le gouvernement a prévu jusqu’alors. Il devrait dépasser les 11 000 milliards de yens (80 milliards d’euros), bien plus que les 5 800 milliards calculés jusqu’à maintenant par l’Etat Japonais.

Selon Kenichi Oshima, professeur d'économie environnementale à l'Université Ritsumeikan, les coûts se décomposent comme suit : 4 980 milliards de yens pour indemniser les populations évacuées - une somme qui pourrait doubler à terme -, 3 540 milliards pour les frais de décontamination et de gestion des déchets radioactifs, 2 168 milliards pour gérer le site de la centrale accidentée aux prises en particulier avec d’énormes quantités d’eau contaminée. Dans son addition, l’étude universitaire ne prend pas en compte la mise aux nouvelles normes de sûreté des réacteurs qui pourraient redémarrer, soit 2 200 milliards de yens (15 milliards d'euros).

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Le coût en France

En 2013, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avait mené une étude pour estimer le coût d’un accident nucléaire en France. Dans un scénario médian, les experts calculent une somme de 120 milliards d’euros. L’IRSN s’est aussi penché sur le cas d’un accident extrême avec une série de facteurs aggravants. Dans ce cas, on aboutit au chiffre de 450 milliards d’euros. Le fait que les estimations pour l'Hexagone soient plus élevées que celle au japon tient au fait que l'archipel ne prend en compte que les effets directs de l'accident (gestion du site et indemnisation). Tandis qu'en France, sont pris en compteles effets indirects (longues périodes d’embargos sur les exportations, prix du gaz élevés, conditions météorologiques aggravantes, impacts à long terme sur le tourisme….).

Ludovic Dupin

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