Fukushima : l'usine de décontamination à l'arrêt

L’usine de décontamination des eaux n’aura pas été en service très longtemps. Dès le 18 juin, elle a dû être arrêtée. En cause ? Le niveau trop élevé des radiations. Des difficultés qui n'affectent pas la volonté du gouvernement de redémarrer les autres centrales du pays.

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Fukushima : l'usine de décontamination à l'arrêt

Selon Tepco, le niveau est tel que des pièces du système qui absorbent le césium radioactif doivent être changées beaucoup plus tôt que prévu. Le responsable des opérations nucléaires de l’exploitant, Junichi Matsumoto, a fait savoir que le groupe cherchait la cause d’un niveau de radiations si important. Mais dans les premières hypothèses dégagées, Tepco évoque l’entrée de boues radioactives dans le système de retraitement. Cette difficulté devrait ralentir le processus lancé par Tepco pour réduire de manière importante les fuites radioactives avant fin juillet. Le groupe avait mis en marche l'usine le 17 juin.

Ces problèmes coïncident avec la publication d'un rapport sur le manque de préparation de la centrale de Fukushima. Selon ce document publié par l'opérateur du site, fondé sur des déclarations des salariés du groupe, il a fallu, lors de la catastrophe du 11 mars dernier, "emprunter du matériel à des sous-traitants et aller chercher plus loin le manuel de procédure d'urgence ou l'équipement de protection pour intervenir".

Malgré ces difficultés, Tepco annonce le 19 juin qu’il va ouvrir le réacteur numéro 2 de la centrale de Fukushima pour y envoyer des équipes sur place. Déjà en mai des ouvriers s’étaient rendus dans le bâtiment du réacteur numéro 1. L’objectif de Tepco est de s’assure qu’aucune poussière se trouvant dans le réacteur ne peut s’échapper.

Redémarrage des centrales ?
Parallèlement, le gouvernement japonais s’est prononcé ce week-end pour la reprise du fonctionnement des centrales nucléaires du pays, trois mois après le début de la catastrophe de Fukushima. Banri Kaieda, le ministre de l'Industrie, a rappelé que des mesures supplémentaires de sécurité ont été mises en œuvre. Pour l’heure, seuls 17 des 54 réacteurs nucléaires civils fonctionnent, alors que le Japon tire 30% de son énergie par l’activité de ses centrales.

Le gouvernement assure que si les centrales ne redémarrent pas, cela pourrait causer la stagnation des industries de l'automobile et de la sidérurgie et susciter l'inquiétude des Japonais. Reste qu’un sondage publié le 19 juin dans le Tokyo Shimbun démontre que plus de quatre Japonais sur cinq souhaitent que le pays abandonne le nucléaire. Pour 9% d’entre eux, l’arrêt doit être immédiat, mais 19% estiment que les réacteurs peuvent être stoppés progressivement.

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