Fujitsu débarque dans le Cloud en France

Le groupe japonais lance des services d’informatique dématérialisée dans l’Hexagone en s’appuyant sur ses datacenters en Allemagne. Objectif : faire du Cloud l’un des leviers de croissance pour doubler le chiffre d’affaires en France.

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Fujitsu débarque dans le Cloud en France

Ça chauffe sur le marché des services d’infrastructure Cloud, plus connus sous le sigle IAAS (Infrastructure as a service). Après Microsoft la semaine dernière, c’est au tour de Fujitsu de se lancer sur le marché français. Il est le premier groupe japonais à le faire. Déjà disponible en Allemagne depuis quelques mois, son offre sera proposée dès juillet 2012 dans l’Hexagone.

Pour séduire les entreprises françaises, Fujitsu mise sur sa culture germano-japonaise qui, selon François Fleutiaux, répond mieux aux préoccupations des sociétés en Europe, que les approches américaines dominant aujourd’hui le marché. Le groupe est à l’origine une joint-venture entre le japonais Fuji Electric et l’allemand Siemens. Pour ses services en Europe, il s’appuie aujourd’hui sur l’héritage de Fujitsu Siemens Computers, une société où il a racheté la part de Siemens en avril 2009.

Fujitsu se démarque aussi par la sécurité de ses services. "En tant que société japonaise, nous ne sommes pas soumis à la loi américaine Patriot Act qui donne au gouvernement étasunien le droit de consulter les données gérées par les sociétés yankee, même en dehors des Etats-Unis, affirme François Fleutiaux."

Ses services reposent en plus sur un gros datacenter redondant à Neustadt, en Allemagne. Pour les entreprises, qui souhaitent localiser leurs données en France, le groupe se montre prêt à louer des capacités d’hébergement auprès d’hébergeurs informatiques dans l’Hexagone.

Fujitsu envisage d’étendre son offre Cloud vers des services de location d’application en ligne connus sous le sigle SAAS (Software as a service) mais à travers ses 4000 partenaires en France (éditeurs de logiciels, intégrateurs, SSII, etc.). Le groupe japonais, qui se porte beaucoup mieux que son rival nippon NEC, affiche des objectifs ambitieux de croissance en dehors du Japon.

En France, il vise à porter le chiffre d’affaires à 300 millions d’euros dans trois ans, contre 180 millions sur le dernier exercice. Le Cloud constitue un pillier important dans cette stratégie d’expansion.

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