Fujitsu construit le futur supercalculateur le plus puissant du Japon dédié à l’intelligence artificielle

Fujitsu a été choisi pour construire le futur supercalculateur ABCI dédié aux applications d’intelligence artificielle. Avec une puissance de calcul de 37 petaflops en double précision, il s’impose comme le supercalculateur le plus puissant du Japon et le troisième au monde actuellement.

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Fujitsu construit le futur supercalculateur le plus puissant du Japon dédié à l’intelligence artificielle
Oakforest-PACS, le supercalculateur japonais le plus puissant actuellement

Le projet de supercalculateur japonais ABCI (AI Bridging Cloud Infrastructure), lancé il y a un an par le National Institute of Advanced Industrial Science and Technology (AIST), se précise. C’est Fujitsu qui a reçu la commande pour le construire. Il a été choisi aux dépens non seulement de son rival nippon NEC mais aussi de ses compétiteurs américains IBM, Cray ou encore Heweltt Packard Entreprise.

Troisième dans le Top500

Ce supercalculateur sera construit comme une ferme d’environ 1 100 serveurs Primergy de Fujitsu motorisés par des processeurs Xeon d’Intel et des accélérateurs graphiques Tesla de Nvidia. Il affiche une puissance de calcul de 37 petaflops en double précision (1 petaflop équivaut à 1 million de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde). S’il était pris en compte dans le Top500 de juin 2017 qui recense les 500 supercalculateurs les plus puissants de la planète, il prendrait la troisième place derrière deux chinois : le Sanway TaihuLight (125,4 petaflops) et le MilkyWay-2 (55 pétaflops).

Aujourd’hui, le supercalculateur japonais le plus puissant est l’Oakforest-PACS. Signé Fujitsu, il développe une puissance de calcul de 25 petaflops. Il équipe depuis novembre 2016 le centre de calcul intensif de l’université de Tokyo.

Un investissement de 150 millions d'euros

Le futur supercalculateur ABCI sera installé dans un nouveau datacenter sur le campus de l’université de Tokyo avant mars 2019. Le projet représente un budget d’environ 20 milliards de yens, l’équivalent de 150 millions d’euros. Il sera dédié à des travaux mettant œuvre l’intelligence artificielle, le cloud computing et le big data.

Avec ce projet, le Japon tente de rester dans la course au calcul intensif où les Etats-Unis et la Chine s’imposent comme les deux plus grandes puissances.

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