FSI, un an et 1,4 milliard investis

Ce mercredi, le FSI a réalisé un point d’étape sur son action après un an d’activité. Le fonds envisage d’investir 2 milliards en 2010. L’idée d’une « banque de l’industrie », prônée par Christian Estrosi, a été critiquée.

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Sans parler d’autosatisfaction, il se dégageait ce mercredi une certaine sérénité des membres du Fonds Stratégique d’investissement pour commenter le bilan du fonds après un an d’activité. Ainsi le président du conseil d’administration, Augustin de Romanet, évoquait une « gouvernance efficace » du fonds et vantait les 15 réunions du CA cette année. Il rappelait aussi la vocation du Fonds en tant qu’investisseur de long terme tandis que Jean-François Dehecq, le Président du comité d’orientation stratégique (COS) se félicitait des décisions prises « à l’unanimité, en dehors de toutes considérations idéologiques » au nom de « l’intérêt général ». Le directeur général, Gille Michel se félicitait lui de la « réactivité et de la vitesse » du FSI, tant pour la mise en place du fonctionnement interne que pour « adapter les réponses du FSI à l’environnement économique changeant », en écho à la « fluidité de traitement comme marque de fabrique du FSI », vantée par Patricia Barbizet, la Présidente du comité d’investissement. Un bilan globalement satisfaisant donc.

Ce bilan, c’est 1, 4 milliard d’euros investis, dont 800 millions d’euros en direct pour renforcer les fonds propres de 21 entreprises (Daher en premier au mois de janvier 2008) et 600 millions d’euros investis dans des fonds en partenariat avec des investisseurs privés : FMEA, FCDE, Innobio et autres fonds nationaux et régionaux. Les investissements en direct ont été réalisés essentiellement dans des entreprises de taille intermédiaire (ETI), le « cœur de cible du FSI », a rappelé Gilles Michel pour qui le rôle du fonds n’est pas de « d’aider les entreprises, mais de participer à leur réussite ». Autrement dit par Jean-François Dehecq, le rôle du fond n’est pas défensif, mais offensif. En investissant à long terme dans les ETI, le fonds défend « l’emploi, les compétences et les technologies irremplaçables », et à ce titre répond à sa vocation de défendre les « entreprises stratégiques de ce fait » en France. L’idée n’est pas de contrer une éventuelle OPA hostile sur une entreprise du CAC 40 rappelait ainsi Jean-François Dehecq.

Lequel a rejeté l’idée d’une « banque de l’industrie » telle que prônée par le ministre de l’Industrie Christian Estrosi, préférant à ce choix le rétablissement « du système normal », à savoir le financement des entreprises par le crédit bancaire. Augustin de Romanet, a lui rappelé qu’en France 90% des financements des entreprises étaient apportés par les banques et seulement 10% par les actions et obligations, soit les proportions inverses des Etats-Unis.

Augustin de Romanet qui, lui, a été séduit par la création d’une banque par un groupement d’entreprises. Pour lui, la connaissance des besoins et du mode de fonctionnement des entreprises peut justifier cette initiative, calquée sur le modèle du Crédit Agricole, crée par des agriculteurs. Sur les Etats Généraux de l’Industrie encore, Jean-François Dehecq a aussi rappelé que le rôle du FSI n’était pas d’être un « ministère de l’Industrie et de restructurer l’industrie française », mais d’être une sorte de fédérateur. Entre les échéances du Grand Emprunt et des EGI, le FSI saura trouver sa place, le dénominateur commun de ces deux initiatives étant, au-delà des grandes orientations stratégiques de l’industrie, le financement. Pour le FSI la situation se clarifiera d’elle-même.

Pour l’heure, le fonds étudie une cinquantaine de dossiers, déposés majoritairement par les entreprises et dans une moindre mesure par les régions. Pour 2010, le FSI prévoit d’investir environ 2 milliards d’euros et attend de ses investissements un rendement de 10%. Le rapport financier sera présenté au deuxième trimestre 2010.

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Pour en savoir plus, rendez vous sur le site du FSI

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