Front commun des industriels pour une réforme de la LME

Les industriels de l’agroalimentaire accompagnés par les agriculteurs de la FNSEA dénoncent "les pratiques abusives" de la grande distribution et militent pour que leurs revendications soient prises en compte dans le projet de "loi consommation", qui sera présenté au Parlement en juin.

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Front commun des industriels pour une réforme de la LME

"Stop à la destruction de valeur dans l’agroalimentaire et aux systèmes mafieux imposés par la grande distribution !", a lancé le 11 avril Jean-René Buisson, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania). Aux côtés de Xavier Beulin président du syndicat des agriculteurs FNSEA, de Philippe Mangin, président de Coop de France et d’Olivier Desforges, président de l’Institut de liaisons et d’études des industries de consommation (Ilec), il a dénoncé les pratiques des distributeurs dans les négociations commerciales. "Il n’est plus acceptable d’être systématiquement confrontés à des refus catégoriques de hausses de tarifs, y compris celles justifiées par des augmentations de coût des matières premières !", ont-ils insisté.

Une loi de consommation en juin

Face à ces "dérives", les industriels attendent beaucoup de la prochaine loi de consommation, promise par le ministre chargé de la Consommation, Benoit Hamon. Elle devrait être adoptée en conseil des ministres le 2 mai et présentée au Parlement en juin. Les industriels ne demandent pas une nouvelle loi de modernisation de l’économie (LME), mais que ses termes soient "simplement appliqués". "L’ambiguïté de sa rédaction permet aux distributeurs d’imposer unilatéralement leurs conditions", estiment les quatre syndicats. Pour Philippe Mangin de Coop de France, "le nouveau texte doit affirmer clairement la primauté des conditions générales de vente (CGV) en interdisant une remise en question de leur date d’entrée en vigueur". "La France ne doit pas tomber dans une spirale de la déflation comme au Japon", a poursuivi Olivier Desforges de l’Ilec.

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Des clauses de révisions des prix

Parmi les principales revendications, figure la mise en place dans les contrats de clauses de révisions des prix de vente à plusieurs secteurs, sur le modèle de celles mises en place dans le porc, les volailles et les bovins depuis le 3 mai 2011. "Il faut reprendre ces accords en leur donnant un cadre législatif, pour permettre de répercuter la hausse des cours des matières premières sur l’aval", a insisté Xavier Beulin, le président de la FNSEA et président du groupe Sofiprotéol. Les quatre fédérations militent également pour un renforcement des contrôles de la DGCCRF et une augmentation des sanctions financières. "Il faut que le montant soit suffisamment dissuasif pour faire peur aux distributeurs et que la DGCCRF ait de réelles capacités de contrôles", a martelé pour sa part Jean-René Buisson.

Le gouvernement sera-t-il d’accord pour suivre les souhaits des industriels ? "Les pouvoirs publics ont accepté le principe. Benoit Hamon paraît avoir une approche correcte de la situation", estime le président de l’Ania. Mais Bercy pourrait traîner sur les pieds si le dispositif devait coûter des deniers à l’Etat. "On sent une certaine réticence de Pierre Moscovici, en particulier si les mesures risquent d’entraîner une augmentation des prix à la consommation", a reconnu Jean-René Buisson. Pour Xavier Beulin, "il ne s’agira que de quelques centimes payés par les consommateurs".

Adrien Cahuzac

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