Fret SNCF : la grève coûtera plus de 80 millions d'euros

Le transport de fret devrait connaître un retour à la normale dès lundi prochain. Hier, seuls 25 % des trains circulaient. Après huit jours de conflit, les premières conséquences commencent à se faire sentir pour les industriels.

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Fret SNCF : la grève coûtera plus de 80 millions d'euros
Selon la direction de Fret SNCF, le trafic du fret ferroviaire devrait revenir à la normale à partir de lundi prochain. « La reprise va s'accélérer suite à la table ronde d'hier. Cela nous laisse trois jours pour revenir à une situation normale. Il y a quelques années, on aurait eu besoin de beaucoup plus de temps, on a fait d'énormes progrès», affirme Françoise Ragot, la directrice de la communication du groupe. Hier, un train sur quatre circulait dans le transport de fret, selon Fret SNCF. Un léger mieux par rapport à la veille, avec18 % du trafic assuré seulement.

Au total, le manque à gagner s'élèverait déjà à 80 millions d'euros pour la seule division fret, selon la direction. En début de semaine, Anne-Marie Idrac, la présidente de la SNCF, avait annoncé « plus de 100 millions d'euros» de pertes pour le groupe.

300 trains en attente d'acheminement

Dans les jours prochains, la SNCF devrait « donner la priorité à la circulation des trains du fret » sur son réseau. Près de 300 trains sont depuis le début de la grève en attente d'acheminement, alors que de 600 à 700 convois de marchandises circulent habituellement chaque jour. « On gère prioritairement les convois vitaux pour nos clients : ceux à destination des hauts-fourneaux qui ne peuvent pas arrêter leur activité ou pour nos clients qui ont un stock minimum, les matières dangereuses... », affirme-t-on à la SNCF. L'entreprise a reporté jusqu'à lundi prochain l'affrêtement de nouveaux trains pour ses clients.

Après huit jours, le conflit social commence à peser sur l'activité économique des entreprises. « Dans l'automobile, un certain nombre d'usines sont plus qu'engorgées parce qu'on n'a pas pu évacuer la production. Cela devient important de faire très vite. Tous les jours, on a fait le maximum pour éviter que certains clients soient contraints à stopper leur activité. Il y a eu des arrêts ponctuels à certains endroits», affirme encore la SNCF.

« On avait tablé sur 5 à 7 jours de conflit et de perturbations au maximum. Pour le moment, on a réussi à anticiper et à s'organiser », explique-t-on chez le groupe chimiste Arkema.

Solène Davesne

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