Electronique

Freescale Semiconductor choisit son P-DG chez IBM

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En nommant Michel Mayer, ex-patron des puces d'IBM, la filiale de Motorola veut voler de ses propres ailes.

C'est une demi-surprise. Freescale Semiconductor a rompu avec la tradition en choisissant son P-DG à l'extérieur du groupe. En l'occurrence Michel Mayer, qui vient d'IBM. Il aura la lourde tâche de remettre sur les rails la firme d'Austin. Avec comme examen de passage la mise en Bourse imminente.

Avec l'arrivée, en janvier dernier, d'Ed Zander, ex-numéro 2 de Sun Microsystems, à la tête de Motorola, la tradition qui voulait que la succession ne se fasse pas hors du sérail était déjà bien écornée. Et Scott Anderson, qui a mené la transition depuis moins d'un an, vient d'être écarté, gardant le titre de président de la nouvelle entité. Nul doute qu'il faille y voir la patte d'Ed Zander, qui veut adresser un signe fort aux investisseurs à quelques semaines d'une entrée en Bourse très attendue.

Bien sûr Freescale a des atouts. Ses quelque 4,9 milliards de dollars de chiffre d'affaires le placent toujours au dixième rang mondial des fabricants de puces électroniques. Mais, malgré un retour aux bénéfices au quatrième trimestre 2003, après trois années de pertes, la santé économique de la firme reste fragile. Et, pour rester dans le Top 10, c'est-à-dire « devenir un leader global dans les semi-conducteurs », comme l'affirme Ed Zander, il faudra un électrochoc.

Des orientations connues

 

Michel Mayer semble être l'homme de la situation. Patron de la division micro-électronique d'IBM, ce français, ingénieur de Supélec, a fait prendre à celle-ci des orientations stratégiques qui ne sont pas éloignées de celles qu'il devrait mettre en oeuvre dans ses nouvelles fonctions. Première orientation : la focalisation sur une offre de puces de haut de gamme, les microprocesseurs PowerPC. A la base, ceux-ci sont issus d'un développement commun entre Big Blue et le géant d'Austin. Ils permettront d'attaquer, sous la forme de « systèmes sur puce », des marchés demandeurs de puissance, comme les réseaux ou les communications en général. Deuxième orientation : la fabrication d'Asic - c'est-à-dire de puces à la demande -, le premier facteur de croissance de la division micro-électronique d'IBM. Les capacités de production considérables de Freescale, associées à sa maîtrise technologique, sont tout à fait adaptées pour répondre à la demande de gros clients qui ne possèdent pas de fabrication en propre.

Mais cette stratégie a montré ses limites, car Big Blue a dû opérer des choix drastiques dans ses gammes de produits et restructurer ses unités.

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