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Free contre Google : faut-il un péage sur les autoroutes du web ?

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Analyse En décidant de filtrer les publicités venant de Google, Free a une nouvelle fois déclenché la polémique.

Free contre Google : faut-il un péage sur les autoroutes du web ? © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Certains y voient un danger pour la neutralité du net. D’autres craignent d’y perdre une partie de leur business. D’autres encore estiment que c’est un abus de pouvoir manifeste… Ce qui est sûr, c’est qu’en décidant de filtrer automatiquement la publicité en mettant à jour le logiciel de ses Freebox, Free a déclenché une vague d’indignation contre lui. Pourtant, en accomplissant ce geste à l’encontre de Google –non sans panache, il faut le reconnaître-, la question que pose Free est celle du financement des infrastructures du web.

Aujourd’hui, en effet, les autoroutes (de l’information, bien sûr !), les routes, les ponts et tous les ouvrages d’art qui permettent de véhiculer toute sorte de données sur la Toile sont majoritairement financés par les opérateurs historiques, les fournisseurs d’accès internet et les pouvoirs publics. Ce sont eux qui ont déployé le réseau ADSL et qui déploient aujourd’hui la fibre optique (une facture de 6 à 7 milliards d’euros d’ici à 2020 selon COE-Rexecode). Ce sont eux également qui ont installé les réseaux 3G et aujourd’hui 4G pour offrir l’accès à Internet en mobilité.

Finalement, ce que Free n’accepte pas, c’est qu’aujourd’hui des bolides américains roulent sans payer de péages sur les autoroutes qu’il a en partie financées. Ces bolides, nommés Instagram, Google, Youtube ou Facebook, ne financent en effet aucun investissement d’infrastructures dans la mesure où ils échappent généralement à l’impôt dans la plupart des pays où ils font des affaires… tout en étant à l’origine d’embouteillage coûteux (ils consomment une grande partie de la bande passante).

Face à cela, ce n’est évidemment pas à Free de faire sa loi mais à l’État de revoir sa fiscalité. Aujourd’hui, il passe beaucoup de temps et d’énergie à revoir sa super-taxe à 75 % alors qu’il devrait remettre à plat l’ensemble de son système d’imposition afin d’assurer le financement de toutes les infrastructures collectives (celles du web en font partie). Le gouvernement doit prendre conscience que le lieu de la création de valeur a changé. La richesse se déniche de plus en plus souvent dans l’immatériel.

Thibaut de Jaegher

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