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Free avance tranquillement ses pions dans le mobile

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Le groupe français, qui a remporté la quatrième licence mobile fin 2009, pour 240 millions d'euros, doit encore parvenir à un accord d'itinérance 3G avec les trois opérateurs existants pour réussir son entrée sur le "juteux" marché du mobile.

Free avance tranquillement ses pions dans le mobile
Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad
© Arnaud Fevrier

"Le projet mobile est parfaitement maîtrisé", a affirmé ce matin Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, maison mère Free, lors d'une conférence de presse de présentation des résultats financiers du groupe. Le fournisseur d'accès internet français (1 milliard d'euros de chiffre d'affaires au premier semestre 2010) a "les moyens de ses ambitions", a justifié le responsable : "Free a maintenu sa croissance et ses parts de marché sur son marché historique de l'ADSL, pourtant beaucoup plus mature et concurrentiel qu'il y a un an, ce qui lui permet de financer le développement de nouvelles activités dans le mobile et la fibre optique".

Côté investissements "dans la croissance future", Free se targue d'une "politique volontariste" l'ayant conduit à dépenser 478 millions d'euros sur les six premiers mois de 2010, dont 136 millions d'euros dans l'ADSL (contre 161 millions à la même période l'an dernier), 94 millions d'euros dans la fibre optique et 249 millions d'euros dans le mobile. Sur ce dernier segment, le directeur général précise que Free "a aujourd'hui signé des contrats avec la plupart des gros intervenants indispensables au déploiement de [son] réseau : équipementiers, détenteurs de points haut [toits, clochers, pylônes...], sociétés de déploiement, bureaux d'étude... ". D'après lui, ce sont environ 1.500 personnes qui sont mobilisées sur le projet dans des bureaux d'étude, chez des équipementiers ou en interne (une centaine de collaborateurs). Et 250 millions d'euros supplémentaires seront consacrés à Free Mobile dans les deux prochaines années.

Prix cassés en vue ?

D'un point de vue commercial, Free est on ne peut plus optimiste. "Le marché du mobile demeure extrêmement cher en France, malgré l'arrivée des nouvelles offres quadruple play [téléphonie fixe, téléphonie mobile, télévision et internet] qui font un petit peu avancer les choses d'un point de vue tarifaire", a indiqué Maxime Lombardini. Et pour ceux qui douteraient de sa "marge de manoeuvre", le responsable a comparé les prix hexagonaux à ceux pratiqués par l'opérateur 3 au Royaume-Uni, un pays au niveau de vie sensiblement comparable à la France : "Pour 25 livres sterling (environ 34 euros), vous avez 33 heures de mobile, 5.000 SMS et un gigaoctet d'internet. Pour un prix équivalent en France, vous n'avez en moyenne que deux heures de communication et 10 à 30 SMS".

Accords d'itinérance

De quoi donner des ailes à celui qui s'est fait connaître dans l'ADSL "avec des offres bon marché et innovantes", nous confie Stéphanie Baghdassarian, une analyste du cabinet Gartner. Mais il reste à voir si Free parviendra à négocier « les accords d'itinérance » censés lui permettre d'offrir "une qualité de couverture nationale équivalente à celle de ses concurrents". Faute de quoi, "Free devra se contenter d'une couverture de 20 à 30% du territoire en 2012, ce qui serait très pénalisant", explique-t-elle.

Tout ne semble pas perdu. « Les discussions sur l'itinérance 2G ont plutôt bien avancé, à la fois sur les modalités techniques et sur les modalités commerciales », a expliqué Maxime Lombardini, en soulignant que ces accords portent sur la voix mais aussi sur la donnée (via les réseaux Edge / GPRS). Mais il a aussi reconnu que "l'itinérance 3G est pour le moment refusée par les trois opérateurs français" et n'écarte pas une "approche contentieuse d'ici la fin de l'année" si rien n'avance sur ce point. Sans céder au désespoir : "Etant donné que des accords d'itinérance 3G ont été accordés par les trois opérateurs à des MVNO significatifs, il leur sera difficile de dire que ce n'est pas possible pour Free".

Une autre interrogation porte sur la capacité de Free à reproduire dans le mobile son succès en tant que fournisseur d'accès internet. "Contrairement au marché de l'internet ou à l'ADSL, ils arrivent ici sur un segment mature et très concurrentiel", indique Stéphanie Baghdassarian. Et bien entendu, les autres opérateurs mobiles ne vont pas rester les bras croisés face à l'épée de Damoclès que fait peser sur eux l'arrivée de Free : "L'une des spécificités du marché français est que la majorité des clients dispose de contrats, avec beaucoup de forfaits de 24 mois", explique-t-elle. "On voit bien aussi que certains opérateurs, comme Bouygues Télécom, préparent dès à présent le terrain, en baissant les prix et en lançant de nouvelles offres quadruple play plus intéressantes. Ce n'est pas anodin".

Christophe Dutheil



 

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1 commentaire

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31/08/2010 - 20h09 -

Cela fait déjà 2 ans que je veille à ne pas renouveler mon contrat chez SFR (45 euros pour 2 heures , une honte!) et dès que Free fera une offre concurrente , j'y vais .Je pense que je ne dois pas être le seul à attendre impatiemment.
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