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François Rebsamen, un proche de Hollande pour inverser la courbe du chômage

Cécile Maillard , ,

Publié le

Le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, nommé ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social, hérite de réformes lancées par son prédécesseur, Michel Sapin, et de la lourde tâche de tenir le pari du gouvernement sur l’emploi.

François Rebsamen, un proche de Hollande pour inverser la courbe du chômage © Parti Socialiste - Flickr - CC

C’est une des deux nouvelles têtes de ce gouvernement Valls, avec Ségolène Royal : François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat, réélu maire de Dijon pour un troisième mandat, devient ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social. Il remplace Michel Sapin, parti diriger les Finances.

Ce proche de François Hollande - il était son numéro 2 à la direction du Parti socialiste - était plutôt attendu à l’Intérieur, poste qu’il guette depuis 2012. Mais Manuel Valls n’aurait pas voulu de lui place Beauvau, où a été nommé Bernard Cazeneuve, ex ministre délégué au Budget.

François Rebsamen, 63 ans, n’a jamais été ministre, même s’il a occupé plusieurs postes dans les cabinets ministériels. Ce qui le définit le plus est son expérience d’élu local. Nouvellement réélu maire de Dijon, ville qu’il dirige depuis 2001, il s’était engagé pendant la campagne à privilégier sa ville à un poste ministériel, ce que ne manqueront pas de lui rappeler ses électeurs. Il s’était aussi farouchement opposé à la loi sur le non cumul des mandats, en particulier pour les sénateurs, qui représentent les élus locaux et peuvent donc avoir des mandats locaux, argumentait-il.

Après avoir critiqué les couacs gouvernementaux et appelé à un peu plus d’ordre au gouvernement, il a salué, peu après la nomination de Manuel Valls, un homme "rassurant", qui "a de l’autorité". Reste à savoir pourquoi le premier ministre ne voulait pas de lui à l’Intérieur, et si les deux hommes réussiront tout de même à s’entendre.

Représentativité patronale et financement des syndicats

L’appellation de son ministère perd la formation professionnelle, qui pourrait réapparaître sous la forme d’un ministère délégué ou secrétariat d’Etat, dont les titulaires seront annoncés plus tard. Thierry Repentin a occupé neuf mois le poste de ministre délégué à la formation professionnelle et à l’apprentissage dans le premier gouvernement Ayrault, avant que Michel Sapin ne reprenne en direct ce périmètre. En apparence, pas de changement de frontières avec le ministère des Affaires sociales. Il reste dévolu à Marisol Touraine, qui devrait conserver la santé, même si elle n’apparaît pas dans l’appellation de son ministère.

François Rebsamen récupère des chantiers largement entamés par Michel Sapin. La loi sur la sécurisation du travail est désormais à l’œuvre sur presque tous ses points. Si la formation professionnelle a été réformée, reste à mettre en application deux gros morceaux de la loi : la représentativité patronale et le financement des organisations syndicales et patronales. Ces deux lois sont issues d’accords entre partenaires sociaux, mais largement chapeautés par le ministre du Travail.

Ministre du Dialogue social, François Rebsamen devra poursuivre dans cette voie, à approfondir par une réforme des branches professionnelles. Comme patron d’un ministère, il récupère une patate chaude : la réforme de l’inspection du travail, qui suscite de nombreuses oppositions. Son expérience du terrain pourrait l’aider. A lui, aussi, de négocier avec les syndicats un "pacte de solidarité" aux contours encore très flous.

Surtout, François Rebsamen hérite du pari majeur de l’exécutif : la fameuse "inversion" durable de la courbe du chômage, que Michel Sapin n’aura pas eu la joie d’annoncer en 22 mois. C’est lui qui devra, chaque mois, commenter les chiffres. Qu’ils soient bons ou mauvais...

Cécile Maillard

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1 commentaire

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02/04/2014 - 17h35 -

Ses récentes déclarations à propos de l'inspection du travail ne sont pas passées inaperçues (voir http://www.inspection-du-travail.com ), j'ai hâte de voir comment il va se positionner sur ce dossier. Son expérience et parcours politique laissent cependant des espoirs plus que corrects sur la prise en main des affaires en cours qui se répercutent sur le niveau de vie d'une grande part des français.
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