François Hollande, VRP de la France auprès des entrepreneurs chinois du numérique

Le 25 juin, le président de la République a reçu des dizaines d'entrepreneurs chinois à l'Elysée. Il a prôné un rapport "gagnant-gagnant" visant à rééquilibrer les liens économiques entre Paris et Pékin.

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François Hollande, VRP de la France auprès des entrepreneurs chinois du numérique

Devant un parterre de patrons asiatiques et européens, dont ceux du China Entrepreneur Club, sorte de "CAC 40 chinois", le chef de l'Etat a vanté l'attractivité de la France et de l'Europe, premier partenaire commercial de la Chine, première destination des exportations asiatiques mais "pas encore le lieu où les investissements chinois sont les plus importants".

"L'Europe a besoin de la Chine pour sa propre croissance et la Chine a besoin de l'Europe pour le développement de ses entreprises, pour l'accès aux technologies de demain", a fait valoir François Hollande.

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Selon des données fournies par l'Elysée, on compte actuellement 2.200 entreprises françaises implantées en Chine, soit 500.000 salariés, mais seulement 243 sociétés chinoises en France, pour un total de 2.000 personnes. Hors Hong Kong, les investissements chinois en France représentent trois milliards d'euros contre 13 milliards côté français en Chine.

François Hollande a cité l'agroalimentaire, la santé et le développement urbain au nombre des secteurs où les partenariats franco-chinois pourraient être les plus florissants.

"GAGNANT-GAGNANT"

Paris a noté un frémissement l'an dernier avec une hausse de 25% des investissements chinois en France par rapport à 2011, soit environ 850 emplois créés dans des domaines comme la production laitière, l'électroménager et le prêt-à-porter.

C'est lors de son voyage en Chine, les 25 et 26 avril derniers, que François Hollande avait invité à Paris le China Entrepreneur Club, fondé en 2006 pour valoriser l'image des grandes entreprises chinoises dans la monde. Fort de 46 membres, il pèse 245 milliards d'euros - 4% du PIB chinois.

Le club est dirigé par Lui Chuanzhi, fondateur de Lenovo, deuxième fabriquant informatique mondial, qui compte un siège parisien où travaillent 130 personnes.

On y trouve aussi Alibaba group, plus gros site de vente en ligne présidé par Jack Ma, et Fosun, dirigé par Guo Guangchang, premier actionnaire du Club Méditerranée. Ce dernier aurait, selon l'Elysée, d'autres projets d'investissements en France dans le domaine du luxe.

"'Gagnant-gagnant', ça me paraît un bon slogan pour notre rencontre aujourd'hui, qui doit être une étape, une étape seulement, vers d'autres partenariats et d'autres coopérations", a déclaré le président français après une rencontre à huis clos avec les membres du club.

L'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin, spécialiste de la Chine, et Martine Aubry, représentante spéciale du président de la République pour la Chine, étaient dans l'assistance.

(avec Reuters)

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