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François Hollande veut un contrat de génération contrôlé

Christophe Bys ,

Publié le

Alors que la situation du chômage reste très préoccupante, François Hollande s’est rendu dans une PME francilienne avec le ministre du Travail, Michel Sapin, pour promouvoir son contrat de génération. Pour éviter les abus, le chef de l'Etat rappelle la nécessité de valider le résultat de la formation de manière concrète.

François Hollande veut un contrat de génération contrôlé © Christophe Bys - L'Usine Nouvelle

Pour son premier déplacement en France depuis son élection à la présidence de la République, François Hollande s’est rendu ce vendredi 1er juin, à Bondoufle (Essonne), dans les locaux du groupe  Supratec. Cette Pme familiale de services à l’industrie compte, tous sites confondus, 250 salariés, et a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros.

Cette visite a lieu deux jours après la publication de statistiques sur le chômage qui confirment la mauvaise situation du marché de l’emploi. Elle était l’occasion de revenir sur le "Contrat de génération".  Le projet est de lier l’embauche d’un jeune en CDI avec le maintien en activité d’un senior moyennant une exonération de charges sociales pour le senior et le junior pendant 5 ans maximum. A priori, le premier aura plus de 55 ans et le second moins de 25, mais rien n’est encore arrêté.

La mesure figurait déjà dans le programme du candidat aux primaires du PS. Un point sur lequel le ministre du travail, Michel Sapin, a insisté, rappelant que le coût de la mesure avait été estimé (2,3 milliards d’euros par an avec un objectif de 500 000 minimum sur le quinquennat) et qu’elle serait financée par  les "allègements actuels qui sont automatiques et créent eux  un véritable effet d’aubaine".

C’est une manière d’anticiper sur les critiques prévisibles vis-à-vis du contrat de génération : ce type de mesure est contesté car il ne crée pas de nouvel emploi, les entreprises pourraient profiter de la réduction de charge proposées.

Pour éviter l’effet d’aubaine, une préoccupation rappelée plusieurs fois par le président et le  ministre du Travail, François Hollande a estimé que le transfert d’expérience du plus âgé vers le plus jeune devra se concrétiser d’une façon ou d’une autre, notamment par une validation des acquis par un organisme indépendant. Autrement dit, le tutorat devra avoir une réalité et pourrait même déboucher sur la délivrance d’un diplôme au jeune le cas échéant.

Le président de la République a insisté : "le contrat de génération ne peut pas être une formule qui s’applique mécaniquement. Il doit s’adapter aux réalités du terrain. La négociation permettra de trouver les meilleurs incitations". Une négociation par branche ou par entreprise viendra donc préciser le contenu au plus près du terrain.

"Le contrat de génération va apporter de la stabilité aux plus jeunes mais aussi aux seniors" a indiqué François Hollande, "deux populations particulièrement touchées par le chômage. Nous avons des informations qui montrent qu’actuellement lorsque les missions d’intérim ne sont pas renouvelées dans l’automobile, les jeunes sont particulièrement touchés."

Une analyse que semble partager Annie Ghiotti, 57 ans, directrice de Supraero, une petite filiale de Supratec : "Dans l’entreprise, nous avons travaillé pour que les jeunes puissent remplacer les seniors le jour où ils partiront. il faut préparer l’avenir de l’entreprise."

Si le contrat de génération l’intéresse, elle reste prudente : "On n’embauche pas parce qu’il y a une exonération de charge. Il faut que les affaires marchent d’abord.  Compte-tenu de nos résultats, nous pourrions recruter deux personnes au lieu d’une grâce à ce contrat."

La question du contrat de génération devrait être au programme de la conférence sociale qui s’ouvrira au début du mois de juillet, en présence des partenaires sociaux. Un texte cadre sera proposé au Parlement qui devrait pouvoir être voté d’ici à la fin de l’année et les premiers contrats signés au début de 2012. Très mesuré, Michel Sapin a indiqué que le cadre ne sera "ni trop simple ni trop rigide" et que le gouvernement entend "faire vite, mais sans précipitation" !

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