Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine de l'Energie

François Hollande veut diviser par deux la consommation d’énergie en France

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Le président de la République a présenté ses conclusions du débat national sur la transition énergétique lors de la conférence environnementale. Il vise une diminution de 50 % de la consommation d’énergie en France d’ici 2050. 

François Hollande veut diviser par deux la consommation d’énergie en France © Présidence de la République

En ouverture de la conférence environnementale que se tient les 20 et 21 septembre à Paris, le président de la République a tracé les grandes lignes de ses conclusions à propos du débat national sur la transition énergétique et la loi de programmation énergétique attendue fin 2014. Ses objectifs pour la France sont très ambitieux.

Comme postulat de départ, il a tranché un des points d’achoppement majeur du débat national : la diminution de la consommation. Atteindre le facteur 4 (division par 4 des émissions de CO2) à l’horizon 2050 suppose de fixer une perspective : "réduire de 50 % notre consommation d’énergie finale en 2050". C’est ce que l’on appelle le facteur 2, un objectif dénoncé depuis longtemps par les industriels.

Atteindre un objectif si élevé passe en premier lieu par la rénovation thermique des bâtiments. Le Président confirme la rénovation de 500 000 logements par an d’ici 2017. Il annonce aussi une diminution de la TVA de 10 à 5% pour les travaux d’isolation thermique dès 2014. Enfin, la Caisse des dépôts mettra en place des garanties de rénovation thermique afin d’avancer des frais aux citoyens.

Voiture à 2 litres aux 100

Pour atteindre la diminution par deux de la consommation d’énergie, François Hollande pointe du doigt la consommation d’énergies fossiles. Elle représente 70 % de notre consommation primaire. Il exige une réduction de 30 % de la consommation du pétrole et du gaz d’ici 2030. Une décision qui ferme une nouvelle porte au gaz de schiste et interroge sur le devenir des champs offshore - en cours d’exploration - en Guyane.

Cette diminution drastique des fossiles touche tout d’abord la mobilité. Le Président réaffirme l’objectif de développer une voiture consommant 2 litres aux 100 kilomètres accessible à tous pour 2018. Il vise au développement de la voiture électrique. Il appelle à ce que la France soit entièrement équipée en bornes électrique d’ici 2015. En matière d’automobile, François Hollande s’est toutefois bien gardé de faire des commentaires sur le diesel, point de tension important entre le gouvernement et ses alliées d’Europe Ecologie - Les Verts. Il se contente d’affirmer qu’il ne faut pas pénaliser les Français pour des choix passés.

L’Etat, seul pilote de l’électronucléaire

La diminution du recours au gaz dans la production d’électricité passera par un recours accru aux énergies renouvelables : éolien, photovoltaïque et biomasse... François Hollande affirme que "tout sera fait pour diminuer les coûts". En parallèle, il souhaite qu’un fort accent soit mis sur la recherche en matière de stockage d’électricité. Par ailleurs, il a annoncé également le lancement imminent d’un appel d’offres pour des fermes pilotes éoliennes.

L’effort à faire porter sur les renouvelables est d’autant plus important que le Président confirme la diminution de la part du nucléaire à 50 % dans le mix électrique d’ici 2025. Cela passe par la fermeture de Fessenheim en 2016 et par le "plafonnement à son niveau actuel de notre capacité de production nucléaire". Cette décision implique que la loi de programmation énergétique va redistribuer un peu les cartes de l’atome. Le pilotage et l’évolution du parc électronucléaire reviendront maintenant directement à l’Etat. Une décision qui, de fait, atténue la liberté d’actions et de décisions d’EDF et de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

François Hollande chiffre le coût de la transition énergétique à 20 milliars d’euros par an pour au moins les 15 prochaines années. Pour répondre à ce besoin, le gouvernement organisera au printemps prochain une conférence bancaire et financière de la transition énergétique "afin de mobiliser tous les produits d’épargne existants".

Ludovic Dupin

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

20/09/2013 - 18h53 -

Hollande s'est bien gardé d'évoquer directement la gravité de la situation en ce qui concerne la disponibilité et possibilité d'accès aux ressources.

En particulier le fait que l'on est actuellement au pic mondial de production de pétrole, ce qui se traduit dans le choc pétrolier actuel, cf évolution prix du baril 1990 2013 : http://goo.gl/CPWCj1 , et dans la crise économique associée pudiquement qualifiée de financière.
Mais cela était quand même présent en creux dans ce discours, pas si mal.
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle