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François Hollande part en guerre contre le charbon à la Conférence environnementale

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le , mis à jour le

A l’occasion de son discours inaugural de la Conférence environnementale, le président de la République François Hollande a proposé la fin des crédits à l’exportation accordés aux pays en voie de développement sur des projets incluant du charbon, l’ouverture d’une base de données publique sur l’environnement et la démocratie participative sur les projets qui prêtent à discussion.

François Hollande part en guerre contre le charbon à la Conférence environnementale © ianrthorpe - Flickr - c.c.

Si le président de la République est un récent converti à l’environnement  - "On me demande quand je suis devenu écologiste. (…)  A partir du moment où je suis arrivé aux responsabilités du pays" – il veut laisser son empreinte. Le sommet climat Paris 2015 (COP21) doit déboucher sur "un accord historique". "La France va accueillir tous les pays du monde pour une nouvelle étape des droits humains", a-t-il déclaré, comparant cet évènement à une date historique : le 10 décembre 1948, lorsque la France accueillait les Nations unies au Palais de Chaillot pour adopter la déclaration universelle des Droits de l'Homme. Pas de doute, COP21 est l’évènement majeur de la fin de son quinquennat… "Un discours très franco-français", estime un participant.

Suppression des subventions aux énergies fossiles

Le président de la République a profité de son intervention qui a suivi les présentations des trois tables rondes qui se tiennent les 27 et 28 novembre, pour faire trois annonces. "Nous supprimerons tous les crédits à l’export accordés aux pays en développement dès lors qu'il y a utilisation du charbon (…) et nous ferons en sorte que les subventions aux énergies fossiles soient supprimées à terme", a-t-il annoncé sous les applaudissements. Une mesure appréciée par Michèle Rivasi, députée européenne d’Europe-Ecologie-Les Verts, qui regrette qu’il n’ait pas parlé de "l’uranium". Quant à "la création d’une base de données publique gratuite et ouverte sur l’environnement" proposée par le président de la République pour mettre en ligne "les milliers d’études d’impact" environnemental publiées chaque année, elle ne soulève pas l’enthousiasme. "Il n’a pas inventé l’eau chaude. Ce n’est que le retour de l’Institut français de l’environnement, supprimé sous la présidence de Nicolas Sarkozy", rappelle l’élue Verte.

Démocratie participative

François Hollande est revenu longuement sur le barrage de Sivens (Tarn) et le décès du jeune militant Rémi Fraisse. L’occasion de promouvoir une idée portée par la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal : "J’ai demandé au gouvernement d’engager le chantier de la démocratie participative. Le conseil national de la transition énergétique y participera", a annoncé François Hollande. Des propositions doivent être faites dans un délai de six mois et appliquées immédiatement. "Le recours à un référendum local vaut mieux que l’enlisement", a-t-il précisé. Reste à savoir si ce mode d’expression populaire sera appliqué au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

Olivier Cognasse

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