François Hollande juge le plan social de PSA "inacceptable" et ne "laissera pas faire"

Dans une interview en marge des festivités du 14 juillet, le Président de la République s'est exprimé sur le plan de licenciements annoncé par PSA Peugeot Citroën.

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François Hollande juge le plan social de PSA

Les ministres du gouvernement Ayrault n'avaient pas tardé à crier au scandale suite à l'annonce, le 12 juillet, des 8 000 suppressions de poste envisagées par PSA et de la fermeture en 2014 de l'usine d'Aulnay-sous-Bois. Le Président de la République François Hollande a lui aussi tenu à exprimer sa colère le 14 juillet, dans une interview donnée à la télévision.

"L'Etat ne laissera pas faire", a assuré samedi François Hollande."Ce plan, je le considère en l'état inacceptable" (...) "il doit être renégocié", a déclaré le Président lors du rendez-vous télévisé du 14-juillet.

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Alors que le gouvernement a chargé un expert d'examiner le bien-fondé des décisions de PSA, il demande "une concertation pour qu'il n'y ait aucun licenciement sec chez Peugeot" et que "des solutions soient proposées pour chaque salarié".

Cette concertation devra aussi chercher à ce "que le nombre de suppressions d'emplois soit réduit" et trouver des "alternatives à ces suppressions d'emploi", a-t-il demandé.

Alors que le président du directoire de PSA, Philippe Varin, a mis en cause le 13 juillet les coûts du travail, François Hollande a estimé qu'il "est trop facile de dire c'est la faute du coût du travail".

Pour le chef de l'Etat, l'explication aux problèmes de PSA doit être recherchée du côté "des choix stratégiques qui n'ont pas été bons", "le souci de reporter des décisions difficiles" et "aussi des comportements d'actionnaires qui se sont distribué des dividendes".

D'après lui, sans pouvoir interdire sa fermeture, "l'Etat peut faire en sorte qu'Aulnay reste un site industriel, de la même manière qu'il doit y avoir des garanties sur la pérennisation du site de Rennes", a ajouté M. Hollande.

L'Etat pourra agir avec "le chômage partiel", "la formation professionnelle" et "les crédits que nous pouvons apporter", a-t-il précisé.

François Hollande a tenu à rassurer : le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg "a déjà pris des initiatives, le Premier ministre aussi. Si les syndicats de salariés veulent me rencontrer, je les verrai mais ce n'est pas ça qui va régler tout de suite le problème", a-t-il dit.

Sur le dossier PSA, le Président a expliqué que le gouvernement agissait en trois temps, trois volets : "expertise, concertation et plan stratégique pour l'industrie automobile". Ce plan sera dévoilé le 25 juillet. Ce jour là, "il y aura des décisions", a promis le président.

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