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PME-ETI

François Hollande estime que la cause des entrepreneurs est une "cause nationale"

Arnaud Dumas , ,

Publié le

Le discours de François Hollande en clôture des Assises de l’entrepreneuriat semble avoir rassuré les entrepreneurs. Les mesures annoncées, très proches des propositions faites par les chefs de file de la manifestation, devraient permettre au gouvernement de se réconcilier avec les PME.

François Hollande estime que la cause des entrepreneurs est une cause nationale © Présidence de la République

Un premier pas vers la réconciliation. C’est ce que François Hollande a souhaité faire, lundi 29 avril au soir, dans son discours de clôture des Assises de l’entrepreneuriat. "La cause que vous représentez n’est pas une cause catégorielle, c’est une cause nationale", a-t-il martelé.

Face à un public de près de 300 entrepreneurs et devant une grande partie des membres du gouvernement, François Hollande a voulu insister sur le rôle des entrepreneurs dans la reprise économique et la lutte contre le chômage.

"Ce sont les entreprises qui créent la richesse, ce sont les entreprises qui créent de l’activité, ce sont les entreprises qui créent de l’emploi, a rappelé le chef de l’Etat en introduction. Ce qui suppose que notre société puisse davantage reconnaître la réussite sous toutes ses formes, le talent dans tous les domaines et la performance quelle soit la taille de l’entreprise."

Il a ensuite annoncé une série de mesures pour favoriser l’esprit d’entreprise et aider au développement des PME. Des mesures qui ont été chaleureusement applaudies par les participants aux Assises de l’entrepreneuriat.

Des mesures répondant aux attentes des entrepreneurs

"Cela répond aux attentes des entrepreneurs, estime Bernard Cohen-Hadad, le président de la commission financement de la CGPME. Le fléchage de l’épargne vers les PME et les ETI est une bonne chose, nous l’avions demandé depuis un certain temps."

François Hollande a notamment annoncé la création d’un PEA PME, mais aussi la possibilité de flécher une partie des fonds de l’assurance-vie vers l’investissement en actions cotées et non cotées. Une réforme devrait intervenir pour permettre cet investissement plus risqué de l’assurance-vie.

Cette orientation de l’épargne vers les actions des PME devrait également permettre de dynamiser le développement d’une Bourse pour les PME. "Encore faut-il trouver des supports d’investissement pour cela, prévient Bernard Cohen-Hadad. Et que les investisseurs y trouvent une rentabilité suffisante."

Redonner le moral aux entrepreneurs

François Hollande semble également avoir rassuré les fonds d’investissement. "Il y a eu un vrai effort de compréhension, juge Louis Godron, le président de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) et le directeur général d’Argos Soditic. Le gouvernement a reconnu que le redémarrage de la France ne se fera pas sans les entreprises. Cela va redonner le moral aux entrepreneurs."

La bonne nouvelle, pour les entrepreneurs ayant participé à l’élaboration des 44 propositions issues des Assises, vient du fait que le gouvernement n’ait pas modifié l’esprit de ces dispositions. Notamment celle sur la fiscalité des plus-values de cession.

"La mesure annoncée par François Hollande atteint le même résultat que celle que nous avions proposé : 65 % d’abattement en huit ans, remarque Marie Ekland, associée du fonds Elaia Partners et chef de file de la commission fiscalité des Assises. Nous avions proposé une progression plus lente des abattements dans le temps, le gouvernement le fait plus vite, avec un abattement de 50 % dès deux ans de détention."

Le plébiscite pour cette vaste concertation sur l’entrepreneuriat a été tel, que les Assises ne devraient pas s’en tenir là. L’idée d’une poursuite de la concertation semble avoir germé à Bercy. "Nous avons prévu de reprendre rendez-vous", confie ainsi Marie Ekland.

Arnaud Dumas

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