François Fillon veut des réformes profondes sur l’emploi

Quelques jours avant la tenue du sommet social du 18 janvier, le Premier ministre affirme que la bataille sur l’emploi doit s’amplifier.

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François Fillon veut des réformes profondes sur l’emploi

A l’occasion d’une table ronde sur le site du centre de formation de Carrefour dans le 13ème arrondissement de Paris, François Fillon plaide pour des réformes profondes face à la situation extrêmement difficile actuellement.

Il souligne alors l’augmentation du chômage encore forte. Selon lui, la bataille de l’emploi doit nous conduire à mobiliser de nouveaux instruments. L’amplification des mesures déjà prises en 2007 n’est pas suffisante pour faire face aux difficultés structurelles. "C'est la raison pour laquelle nous avons décidé d'engager des réformes profondes, structurelles", souligne-t-il.

François Fillon a profité de cette table ronde pour décliner les dossiers qui seront exposés lors du sommet social du 18 janvier. Il a donc évoqué les accords de compétitivité, sujet délicat selon lui. "Mais l'objectif devrait faire l'unanimité: il s'agit de sauvegarder et de développer l'emploi", explique le Premier ministre.

Avec la ministre de l'Apprentissage, Nadine Morano, François Fillon a également relevé que l'accès à la formation, l'amélioration de "l'adéquation entre les formations proposées et les besoins du marché" seront aussi "au cœur du sommet". Il est aussi revenu sur les résultats de la "Préparation opérationnelle à l'emploi" (POE), dispositif de formation "sur mesure" des demandeurs d'emploi pour des postes spécifiques.

Ce dispositif a été créé en 2009 et a bénéficié à plus de 10 000 chômeurs, selon les chiffres de Pôle emploi. . "Je veux dire par là il y a une urgence (...), il y a des gens qui sont au chômage avec des drames humains qui peuvent être terribles, on n'a pas le droit d'attendre", assure le Premier ministre.

Inquiétude

Concernant le sommet social, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque a fait part de sa crainte sur la préparation du sommet. "Je veux dire une forme d'inquiétude sur la préparation du sommet social. La CFDT a souhaité ce sommet pour prendre des mesures d'urgence d'aide aux entreprises et des salariés en difficulté du fait de la baisse de l'économie en France", affirme-t-il à l’issue d’une rencontre avec le ministre du Travail, Xavier Bertrand.

Sur la question des accords compétitivité emploi, mis en avant par Laurence Parisot le 11 janvier par exemple, il estime que ce ne sont que des outils supplémentaires donnés aux entreprises pour modifier le temps de travail d’une façon plus facile, pour faire pression sur leurs salariés et pour augmenter le temps de travail sans contrepartie sociale.

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