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L'Usine de l'Energie

François de Rugy doute de la compétitivité du nucléaire avec le retard de l'EPR de Flamanville

Simon Chodorge , , ,

Publié le

Le ministre de la Transition écologique et solidaire a réagi vendredi 21 juin au nouveau retard de l'EPR de Flamanville (Manche). Selon, François de Rugy "on peut avoir des doutes sur la compétitivité future" du nucléaire. Le chantier du réacteur a subi de nouveaux déboires après un avis négatif de l'Autorité de sûreté nucléaire.

On peut avoir des doutes sur la compétitivité du nucléaire selon François de Rugy
L’ASN a imposé à EDF de réparer plusieurs soudures sur le site de Flamanville avant sa mise en service.
© Ludovic Dupin

Après les déboires de l’EPR de Flamanville (Manche), le gouvernement exprime ses réserves sur le chantier. Vendredi 21 juin, sur le plateau de France 3 Normandie, le ministre de la Transition écologique et solidaire a confié ses doutes sur la compétitivité du réacteur nucléaire de troisième génération. “Il faudra tirer toutes les leçons pour voir [...] du point de vue économique si ce type de réacteur nucléaire est compétitif”, a déclaré François de Rugy.

“Aujourd'hui on peut avoir des doutes en effet sur la compétitivité future par rapport aux énergies renouvelables dont les coûts de production baissent, a poursuivi le ministre. Le constat qu'on fait aujourd'hui c'est que les coûts du production de l'électricité par le nucléaire augmentent alors que les coûts de production de l'électricité, notamment par l'éolien et le solaire, baissent".

François de Rugy écarte l'abandon du chantier

Ces déclarations interviennent deux jours après un avis de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur le chantier de l’EPR de Flamanville. L’ASN a imposé à EDF de réparer plusieurs soudures sur le site avant sa mise en service. Une décision qui retarde encore plus le démarrage du réacteur nucléaire et qui risque d’alourdir sa facture. En parallèle, le ministre de la Transition écologique est en opération communication pour démontrer les efforts de la France sur le développement des énergies renouvelables.

Tandis que des associations écologistes comme Greenpeace ont dénoncé le “déni” et la “stratégie industrielle” d’EDF, François de Rugy a écarté un abandon du chantier. “Ce serait un gâchis monumental, selon le ministre. On ne peut envisager qu'EDF ait investi 11 milliards d'euros dans ce projet de centrale nucléaire nouvelle génération et que cela ne produise jamais d'électricité".

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1 commentaire

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24/06/2019 - 20h49 -

Bonjour. Le discours de Mr François de Rugy me choque profondément. Comment un ministre de la république peut il autant dénigrer nos industries. Quelle image allons véhiculer à l intérieur mais surtout à l extérieur de notre beau pays de France sur notre savoir faire et la qualité de nos produits. Comment aller dorénavant vendre nos produits à l extérieur avec une telle publicité négative accrédité par un représentant de l état Français. L autorité de sûreté nucléaire de notre pays remplit pleinement ses missions de contrôle et de surveillance. Elle est dans son rôle et legitime en imposant à l exploitant la reprise des soudures de l epr. C est en cela que l industrie nucléaire est probablement une des plus fiable. Mr le ministre SVP dites moi combien de personnes sont décédées en France depuis plus de 40 ans que nous utilisons c est source d energie?. Et combien sont morts de l énergie du charbon. SVP. Arrêtez de detruire nos belles entreprises et nos savoirs faire. Cordialement
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04/07/2019 - 19h34 -

Il faut quand même se rendre à l’évidence. Si on a su construire le programme électro-nucléaire historique en 20 ans on est désormais incapable de construire une seule centrale en 10 ans! Parallèlement on a eu le laboratoire d’énergie solaire le plus avancé du monde à la fin des années 50 à Alger (l’IESUA) sans qu’aucune de leurs découvertes n’aient trouvé la moindre place. Désormais la France est exclue des techniques utilisant les énergies renouvelables. Merci au nucléaire qui a tout fermé !
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