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L'Usine Agro

François de Rugy annonce un plan de protection des dauphins déjà critiqué

Simon Chodorge , , ,

Publié le

Le gouvernement français a annoncé le 22 mars un "plan national d'action pour la protection des cétacés" après la découverte de plusieurs centaines de dauphins échoués sur la côte atlantique. Largement imputé à la filière pêche, le problème a été dénoncé par des chercheurs et des ONG de protection de l'environnement. Entre mesures concrètes et déclarations d'intention, la réponse du ministère de la Transition écologie et solidaire est déjà critiquée.

François de Rugy annonce un plan de protection des dauphins déjà critiqué
Le problème des dauphins échoués a largement été imputé à la filière pêche par les chercheurs et les ONG.
© Tara Lambourne / Sea Shepherd

Vendredi 22 mars, le ministre de la Transition écologique et solidaire s’est rendu à La Rochelle (Charente-Maritime). François de Rugy s’est exprimé sur les opérations de dépollution après le naufrage du Grande America au large du Finistère. Surtout, il a abordé les échouages de dauphins sur la côte atlantique. Un problème qui a suscité des critiques à l’égard de la filière pêche française.

Le ministre a annoncé plusieurs mesures dans le cadre d’un nouveau “plan national d’action pour la protection des cétacés” en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. L’ONG Sea Shepherd, engagée dans la protection de la vie marine, a déjà réagi à ces déclarations.

Une dotation de 100 000 euros pour l’Observatoire Pelagis

Tout d’abord, le budget de l’Observatoire Pelagis va être augmenté. En plus des 300 000 euros dont il bénéficie déjà, le centre de recherches obtiendra une dotation de 100 000 euros. Rattaché au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et à l’Université de la Rochelle, l’organisme est spécialisé dans la conservation des populations des mammifères et oiseaux marins. C’est également lui qui dénombre les cétacés échoués sur la côte atlantique.

Poursuite des recherches sur les pingers malgré les critiques

François de Rugy a également rappelé la poursuite du travail sur les dispositifs de répulsifs acoustiques (pingers) qui équipent les chalutiers français. Un pinger de nouvelle génération et des balises pour les filets des pêcheurs sont en développement via le projet scientifique Licado (Limitation des captures accidentelles de dauphins) mené par plusieurs partenaires du secteur : notamment l’Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), Pelagis, Les Pêcheurs de Bretagne ou encore le CNPMEM (Comité national des pêches maritimes et des élevages marins).

S’ils parviennent en partie à écarter les dauphins, ces dispositifs sont critiqués par l’ONG Sea Shepherd et l’Observatoire Pelagis. Même s'ils embarquent des pingers, certains navires ne les activent pas. Aussi, un nombre trop grand de pingers risquerait de créer des zones d’exclusion trop vastes pour les cétacés selon ces organisations.

L’argument est répété dans un communiqué par Sea Shepherd France après l’intervention de François de Rugy : “Savez-vous qu'il est impossible d'équiper les filets maillants de répulsifs acoustiques et que si on le faisait on transformerait le golfe de Gascogne en gigantesque pollution sonore puisque chaque fileyeur peut poser jusqu'à 100 kilomètres de filets par jour ! Savez-vous que tenter d'exclure les dauphins de leur zone de vie et de chasse porte atteinte à leurs chances de survie ?”

Intensifier “la coopération européenne”

Sans annoncer de mesure précise, le gouvernement a indiqué qu’il se pencherait sur le rôle des pêcheurs étrangers dans les captures accidentelles en intensifiant “la coopération européenne”. “La flotte de bateaux espagnols n’est pas équipée pour l’instant de système d’effarouchement pour les dauphins alors qu’elle opère aussi dans le golfe de Gascogne”, a expliqué François de Rugy.

Le ministère précise aussi qu’il va continuer à étudier les avantages et les inconvénients de “sanctuaires des mammifères marins” et d’accords internationaux. Ces déclarations d’intention risquent de laisser un goût d’insatisfaction aux ONG de défense de l’environnement. “Le temps presse pour les dauphins”, rappelle en concluant Sea Shepherd France.

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