François Chérèque réclame une politique générale sur le temps partiel

Le secrétaire général de la CFDT a estimé sur France Inter ce 6 juin que la revalorisation du Smic devait s’accompagner d’une hausse du RSA aussi.

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François Chérèque réclame une politique générale sur le temps partiel

Interrogé sur la proposition de Martin Hirsch de donner un "coup de pouce" au Revenu de solidarité active plutôt qu'au Smic, pour "mieux cibler les bas salaires sans dégrader les comptes de l'Etat", François Chérèque a estimé sur France Inter que "les deux sujets ne doivent pas s'opposer".

"Toutes les études disent que le Smic n'est pas une politique pour lutter contre la pauvreté parce que le vrai problème, outre le niveau du salaire, c'est le temps de travail", a-t-il déclaré. Selon lui, il ne fait pas regarder le problème du Smic sans regarder celui du temps partiel aussi.

Notamment, il a estimé qu’il fallait aider les entreprises qui font un effort pour ne pas laisser les femmes en temps partiel notamment.

"Arrêtons de donner des aides aux entreprises uniquement sur la base du smic et faisons en sorte qu'on aide en particulier les branches professionnelles" où on favorise des évolutions de carrière, a-t-il ajouté.

Le leader de la CGT s’est aussi interrogé sur la possibilité de légiférer sur les licenciements boursiers. Selon lui, ce thème est "un beau slogan politique, après dans la réalité politique, dans le débat, c'est beaucoup plus compliqué à mettre en oeuvre".

Il a notamment mis en doute la définition donnée aux licenciements boursiers. "Est-ce que c'est une entreprise qui ferme un site alors que réellement il fait des bénéfices et qu'elle aurait la possibilité de le garder? "C'est facile à repérer, c'est le cas d'Arcelor par exemple (...)", a-t-il expliqué.

Mais "vous pouvez aussi avoir des entreprises qui font des bénéfices mais qui anticipent la situation économique, on l'avait vu à une certaine époque chez LU, et on ne va pas empêcher une entreprise d'anticiper d'autant plus qu'elle a, à ce moment-là, les moyens pour accompagner ses salariés", a poursuivi le n°1 de la CFDT.

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