François Bayrou veut une France "productrice" à l’horizon 2020

Avec la perte du triple A de la France, la campagne présidentielle est entrée dans une nouvelle phase, et le ton de la classe politique a changé. François Bayrou, candidat du centre, n'a pas manqué ce samedi 14 janvier de revenir sur cette sanction et de préciser son agenda pour un redressement économique.

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François Bayrou veut une France

"Il a été révélé hier soir aux yeux des Français que la situation de notre pays était plus grave que les gouvernements successifs ne l'avaient dit depuis longtemps. Cette nouvelle va obliger tout le monde à regarder la réalité en face et va obliger certains à sortir des chimères" : ainsi parlait François Bayrou ce matin, en préambule de la première édition d'une série de quatre forums avec des personnalités de la vie civile, à la Maison de la Chimie, à Paris.

Les quatre rencontres ont pour but de déboucher sur un agenda 2012-2020 baptisé "Gouverner, c'est prévoir". Cet agenda devrait regrouper les propositions du candidat centriste, qui a repris à l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder cette idée d'échéancier à long terme. Le programme se déclinerait ainsi en lois cadre dès le début de la législation, et notamment sur l'industrie.

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Lors du forum d'aujourd'hui, trois tables rondes se sont déroulées simultanément, sur des thèmes de campagne chers au candidat du Modem : "Produire en France", "Equilibre et croissance" et "Produire durablement".

En clôture de la manifestation, François Bayrou a affiché un discours très volontariste sur l'industrie : "Retrouver la production, il n'existe aucun autre moyen de rétablir la situation de la France ! Il n'y a pas d'emploi sans production, il n'y a pas d'intégration des jeunes dans la vie active sans production, il n'y a pas de pouvoir d'achat sans production, il n'y a pas de finances publiques en équilibre sans retour de la production" estime le candidat centriste, qui veut construire d'ici 2020 une "France productrice".

Le fondateur du Modem fustige par ailleurs l'abandon de la politique industrielle dans les années 80 et 90, "résultat : les pays à stratégie comme l'Allemagne, avec la détermination de défendre la place de leurs productions et de vrais liens entre entreprises et banques, ont sauvé d'abord et porté ensuite leur appareil de production au plus haut niveau mondial". "Nous, nous n'avons plus accordé d'intérêt à l'appareil de production", remarque François Bayrou qui veut faire du retour à la production la "mère de toutes le batailles"...

Le candidat centriste, qui défend l'idée d'un "état-statège" en matière industrielle, propose qu'une loi-cadre soit adoptée en France à la rentrée parlementaire qui portera sur le "réarmement productif" du pays. Il souhaite également la mise en place d'un Commissariat aux Stratégies, à l'image de l'ancien Commissariat au Plan.

François Bayrou défend aussi l'idée d'une politique à l'échelle européenne : "Il est temps que la politique économique de l'Europe, qui se limite à une politique de la concurrence, devienne aussi une politique industrielle". Ainsi, s'il est élu, François Bayrou proposera à ses partenaires européens un plan de reconquête des marchés dont l'Europe est absente, en particulier dans les secteurs de haute technologie.

En matière sociale, le candidat veut ouvrir un travail approfondi sur l'évolution de la démocratie sociale en France. "Bien des sujets devront être mis sur la table : les taux de syndicalisation, la gouvernance de l'entreprise, et aussi le financement des syndicats comme des organisations patronales", avertit François Bayrou.

L'industrie bien représentée
De nombreux industriels avaient fait le déplacement pour cette matinée de débats autour de ces trois tables rondes : Francis Mer, vice-président de Safran, Eric d’Arcimoles, ancien Pdg de Turbomeca et aujourd’hui conseiller auprès du patron de Safran ; Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric ; Bruno Erhard, en charge des relations extérieures du laboratoire pharmaceutique Merck ; Caroline Grégoire Sainte Marie, Pdg de Frans Bonhomme ; Marc Lassus, créateur de Gemplus ; Jacques Marie, le patron de Bleu Forêt ; Paul Rivier, l’ancien patron de Tefal, de Calor et de Seb ; Michel de Rosen, le directeur général d’Eutelsat ; Jacques Dubearn, dirigeant d’Ideal Standard, spécialiste de l’univers de la salle de bain.

Etaient également présents plusieurs patrons de PME à l’image de Freddy Decima, dont la société éponyme fabrique des écrans pour la SNCF ou la RATP, de Serge Carpentier, patron de Mecalynox, spécialiste de la chaudronnerie, ou encore Jean-Marc Devise, d’Arras Maxei, produisant des biens d’équipement pour les industries électriques ou encore Alain Fischer, patron d’une société alsacienne qui fabrique des boîtes aux lettres…

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