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Francis Mer reprend Safran en main

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Le conglomérat issu de la fusion entre Snecma et Sagem a décidé de créer une direction Recherche et Technologie « Aéronautique ».

Francis Mer reprend Safran en main

Le nouveau président du conseil de surveillance de Safran, arrivé le 15 janvier dernier, n'a pas tardé à imposer sa marque. Le conglomérat issu de la fusion entre Snecma et Sagem a décidé de créer une direction Recherche et Technologie « Aéronautique » qui reportera directement au directoire. Ce poste stratégique a été confié à Michel Laroche, 58 ans, un pur produit du groupe Snecma dans lequel il est entré en 1970. Il était jusqu'à présent PDG de Snecma Propulsion Solide, une filiale qui fabrique des moteurs pour lanceurs spatiaux et missiles.

La nouvelle direction fonctionnera donc à côté de l'actuelle direction Recherche et Technologies du groupe Safran, dont le patron est un ex-Sagem, Armand Dupuy (qui siège par ailleurs au conseil de surveillance de Safran). « Cette séparation est justifiée par le fait que la nouvelle direction va surtout se focaliser sur les moteurs aéronautiques du futur, qui ont des enjeux technologiques spécifiques », explique-t-on chez Safran.

Mais c'est aussi un signe supplémentaire que les fameuses synergies, produit hypothétique de la fusion entre Snecma et Sagem, ne sont plus d'actualité. Les activités aéronautiques de Safran, qui pèsent les deux-tiers du chiffre d'affaires total, n'ont pas vraiment bénéficié de ces synergies à l'exception d'une poignée de projets (par exemple, les freins électriques du Boeing 787 fournis par Messier Bugatti).

Les trois grandes branches du groupe, l'aéronautique, la défense-sécurité (Sagem Défense Sécurité) et la communication, n'ont jamais fonctionné de concert. Francis Mer, qui a remplacé Mario Colaiacovo (dirigeant historique de Sagem), était opposé à la fusion lorsqu'il était aux commandes de Bercy (2002-2004) dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Mais les maneouvres en cours chez Safran vont bien au-delà des réorganisations managériales. Comme nous l'indiquions dans notre édition du 29 mars (voir L'U.N. n°3049, page 13), une redéfinition des frontières entre les deux champions hexagonaux de l'électronique de défense, Sagem Défense Sécurité (SDS) et Thales, est en route.

Lors d'un CCE, le 19 mars dernier, Safran a d'ailleurs présenté aux salariés un projet de séparation de SDS en deux entités, avec d'un côté les cartes à puces, la biométrie, les terminaux de paiement, et de l'autre, les activités ultra sensibles pour la défense nationale : fantassins du futur, drones tactiques, optronique, systèmes de navigation. Ce dispositif, initié par Jean-Paul Herteman, patron de la branche Défense Sécurité, permettra à ces entités de nouer plus facilement des partenariats, notamment sous forme de joint venture, avec des acteurs extérieurs à Safran. « Mais il n'est pas question de vente par appartements » ajoute-t-on chez Safran.

G. L.-B.

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