France Telecom : Stéphane Richard opposé à une baisse du dividende

[ACTUALISE] - Le PDG du groupe français contre ce 5 juin la demande faite la veille par les syndicats.

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France Telecom : Stéphane Richard opposé à une baisse du dividende

"Je pense que ce serait une très mauvaise décision de changer d'avis au dernier moment et de revoir le dividende qui est prévu pour 2011, a déclaré Stéphane Richard sur BFM Business, quelques heures avant la tenue de l’assemblée générale du groupe ce 5 juin. En 2011, l'entreprise a fait de bons chiffres, de bons résultats, elle a été au rendez-vous de tous ses engagements. Il n'y a aucune raison, aucune raison de baisser le dividende".

Selon lui, le groupe baissera le niveau du dividende pour 2012 en tenant compte notamment de l’évolution des résultats et de la marge.

Stéphane Richard a fait valoir qu'il ne voulait "à aucun prix sacrifier les investissements et le financement du contrat social, qui est très important pour nous, sur l'autel du dividende".

Cette annonce fait suite à la réclamation des syndicats de l’entreprise le 4 juin. Ils ont fait part de leur souhait de voir le dividende baisser dès cette année. Le personnel, qui détient 4,6% du capital, est le deuxième actionnaire du groupe derrière l'Etat (près de 27%).

Les actionnaires du groupe doit se réunir ce jour pour l’assemblée générale du groupe. L’ordre du jour porte sur le vote d’une résolution proposant de ramener le dividende à un euro au lieu de 1,40 versé chaque année depuis l’exercice 2008.

"Pas de plan social sous le coude"

Le PDG a par ailleurs assuré qu'aucun plan social n'était prévu dans le groupe. "Chez France Télécom Orange, ma ligne de conduite c'est s'adapter sans brutalité, a-t-il indiqué. Ca veut dire que nous avons une approche de l'emploi qui est pluriannuelle et qui porte à la fois sur la définition des métiers que nous voulons conserver à l'intérieur de l'entreprise, qui porte sur les implantations du groupe et qui prend en compte la démographie de l'entreprise".

Cette déclaration fait notamment écho aux propos du président de l'Autorité de régulation des télécoms, Jean-Ludovic Silicani, en mars dernier. Il a estimé que l'arrivée de Free Mobile sur le marché de la téléphonie pourrait détruire jusqu'à 10.000 emplois chez ses concurrents, mais que cela pourrait se faire sans licenciements.

Le PDG est aussi revenu sur le débat actuel relatif aux salaires des grands patrons des entreprises publiques. Il se dit favorable à la limitation des rémunérations des patrons d'entreprises publiques, mais met en garde contre celle des autres cadres dirigeants qui nuirait à la compétitivité des grands groupes français. "Faisons attention à ne pas non plus fragiliser nos entreprises, notamment les entreprises publiques", a-t-il fait valoir car "dans le bain international de la concurrence, on a besoin de pouvoir attirer les meilleurs talents internationaux".

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