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France Télécom solde ses comptes

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Michel Bon a tiré les conséquences de l'explosion de la bulle Internet et télécoms. Pour réduire sa dette, il accélère son programme de cessions d'actifs

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"Nous avons la chance d'être dans le secteur des télécoms, un secteur insensible au ralentissement conjoncturel". Rien n'entame le moral de Michel Bon président de France Télécom, même pas l'annonce des premières pertes historiques de France Télécom, soit 8,3 milliards d'euros pour l'année 2001.

L'opérateur est victime du mal financier du moment: le goodwill, les fameuses dépréciations d'actifs liées à l'acquisition de sociétés survalorisées. Et il le paie cher: 4,6 milliards d'euros de provisions pour le câblo-opérateur britannique NTL; 3,2 milliards pour Mobilcom, son tumultueux partenaire allemand; 2,1 milliards pour sa branche internationale Equant. Sans oublier la crise argentine qui ruine son investissement de 360 millions dans Telecom Argentina. Au total, 10,2 milliards d'euros de provisions sont passés, qui suffisent à faire oublier la croissance de près de 14% du résultat brut d'exploitation et les 9 millions de clients gagnés par sa filiale mobile Orange.

Paradoxalement, le président n'a pas de fait de mea culpa. Au contraire, il a expliqué, voire justifié sa stratégie. "En 1999 et 2001, le secteur a connu un grand mouvement de consolidation auquel a participé France Télécom. Si nous ne l'avions pas fait, l'avenir de France Télécom serait menacé..."

Autre boulet traîné par l'opérateur : sa dette. "La dette est sous contrôle" tient à rassurer Michel Bon. Même en envisageant le pire des scénarios (consolidation de la dette totale de Mobilcom, un cours de bourse qui ne remonte pas...), il estime que France Télécom est capable de réduire de 15 milliards d'euros sa dette pour la ramener d'ici à fin 2005 sous la barre des 50 milliards.

Comment ? L'opérateur se fait violence, et va procéder à des cessions jusqu'ici non prévues d'une valeur potentiel de 8 milliards d'euros. Michel Bon a donc confirmé les dernières rumeurs en circulation sur les ventes de ses participations dans l'opérateur italien Wind (il ne partage plus la même vision qu'Enel, le principale actionnaire), dans les consortiums satellitaires (il ne veut pas se retrouver comme un acteur minoritaire dans un opérateur contrôlé par un tiers), et dans TDF (son développement exige des moyens financiers incompatibles avec ses priorités).

Période électorale oblige, France Télécom n'a pu se permettre de léser ses nombreux petits actionnaires. Quitte à saigner un peu plus ses comptes, il versera un dividende d'un euro par action. Il propose de le payer par action, un artifice qui pourrait lui faire économiser jusqu'à 800 millions d'euros. De quoi laisser perplexe des actionnaires qui ont vu fondre comme neige au soleil la valeur de leurs actions France Télécom !

Hassan MEDDAH

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