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France Télécom : Michel Bon réussit son grand oral.

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Malgré un cours de bourse exécrable, l'assemblée générale des actionnaires s'est déroulée hier soir dans une relative sérénité. Le P-DG de France Télécom, Michel Bon, a présenté à les résultats et le perspectives de l'opérateur à une assemblée de tempes grisonnantes, qui ne lui a pas ménagé ses applaudissements. « Je crois que votre gestion est bien meilleure que celles de beaucoup d'entreprises américaines », a même estimé un petit porteur.

Au centre du discours de Michel Bon, la dette et un cours de bourse en chute libre.

« Tout se passe comme si le marché avait oublié la stratégie pour ne plus voir que la dette », a reconnu Michel Bon. Dans ce contexte, le P-DG s'est employé à rassurer les actionnaires sur les capacités de remboursement de France Télécom. Dans le pire des cas, c'est-à-dire si le marché boursier ne se redressait pas et si l'ensemble des engagements hors-bilan de l'opérateur devait être assuré, « le ratio dette financière nette/Ebitda serait de 2,2 à 2,6 au 31/12/2005 » contre 4,9 fin 2001.

A l'évocation du cours de bourse, le discours s'est ensuite fait plus dur, notamment vis à vis des analystes financiers.

« Comment expliquer ce massacre boursier ? Les mêmes personnes, qui expliquaient auparavant que l'action valait 200 euros, disent maintenant qu'elle n'en vaut plus que 20 euros », s'est étonné Michel Bon. Et de souligner qu'aujourd'hui, la valeur de l'entreprise n'équivaut qu'à 6 fois son Editda. Un ratio que l'on ne retrouve que pour les sociétés qui n'ont pas de croissance. « Les analystes, qui expliquent toujours tout, mettent deux raisons en avant, a souligné Michel Bon : MobilCom, et des rumeurs d'augmentation de capital. »

Deux éléments que le dirigeant balaye d'un revers de main. « France Télécom ne se substituera pas à MobilCom au moment des échéances, a-t-il affirmé, et une augmentation de capital est hors de question à ce cours. » « Mais, pourquoi dans ce cas, maintenir le vote d'une résolution permettant au conseil d'administration de réaliser une augmentation de capital ? s'est demandé un petit porteur. L'élimination de ce type de propositions n'aura-t-elle pas permis de mettre définitivement terme aux rumeurs ? « Au cours actuel, nous ne ferons rien, a martelé Michel Bon. Mais dans le même temps, on ne sait pas de quoi demain sera fait... »

Emmanuel GRASLAND

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