Quotidien des Usines

France Télécom chute. Pinault règle sa succession. LDCom s'agrandit. VU met VE en pension. GE doit croître. L'Unedic sauvée. Areva vent MAI. Atofina en Asie. Alès sort de France. Nokia pessimiste.

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La bourse a lâché France Télécom. L'action valait hier moins de 13 euros, après un échange de plus de 30 millions de titres au cours de la séance. Soit une chute de 71% depuis le début de l'année. Le groupe a pourtant obtenu un accord verbal des 17 banques de Mobilcom sur le refinancement du crédit de 4,7 milliards d'euros qui arrive à échéance en juillet. Mais deux inconnues demeurent, indique La Tribune : le montant du rachat des parts de Gerhard Schmid, président de Mobilcom qui devrait être écarté rapidement, et la restructuration du crédit fournisseur.

François Pinault a donné son groupe à ses enfants. Les Echos plongent dans les affaires de famille de l'homme d'affaires. Alors que l'on s'interrogeait sur la vraie nature de certains de ses actionnaires, François Pinault anticipait discrètement sa succession, raconte le quotidien. Tout en restant aux commandes, il engageait il y a environ deux ans, un processus conduisant aujourd'hui ses trois enfants, Laurence, François-Henri et Dominique, a se partager à égalité les 100% de la Financière Pinault, le holding faîtier de l'empire. Les discussions menées en 2001 avec l'administration fiscale auraient abouti au paiement de 450 millions d'euros, estiment Les Echos. Si le partage est fait de façon égalitaire, le contrôle managérial de l'ensemble devrait en revanche revenir à François-Henri, le fils cadet diplômé d'HEC.

Avec l'acquisition de 9 Télécom, qui doit être officialisée aujourd'hui, LDCom change de dimension et devient incontournable dans le secteur des télécommunications, en devenant présent sur tous les segments de la chaîne, indique La Tribune. C'est la cinquième acquisition de LDCom en un an. Une boulimie qui pourrait se confirmer avec l'achat imminent de First Mark, la filiale de Suez, et peut-être Ventelo.

La Deutsche Bank prend en pension 12,7% de Vivendi Environnement, nous apprennent Les Echos. Trois jours après l'annonce par Vivendi Universal de son intention de ramener sa participation financière dans Vivendi Environnement de 63% à un peu plus de 40%, Jean-Marie Messier a indiqué avoir obtenu près de 1,4 million d'euros de financement auprès de la banque. Une deuxième opération de ce type pourrait être réalisée avant que le groupe ne parvienne à placer les titres Vivendi Environnement auprès d'investisseurs institutionnels

Le Financial Times revient sur la stratégie de General Electric. Au cœur d'une tourmente conjoncturelle initiée dès l'arrivée dans le groupe, en septembre dernier de son nouveau PDG, Jeffrey Immelt, le géant américain cherchera son salut dans une croissance externe toujours plus agressive. Un pari difficile pour un conglomérat de cette taille qui se heurte aux lois anti-monopoles, et qui est contraint de croître sur des nouveaux segments.

Des tensions au sein du patronat suite à la hausse des cotisations à L'Unedic, annoncent Les Echos. Le gouvernement a apporté sa contribution au sauvetage de l'Unedic en acceptant un moratoire d'un an sur le paiement, par régime paritaire, d'une dette de 1,2 milliard d'euros.

Areva met en vente les activités militaires et aérospatiales de son pôle connectique (FCI), indiquent Les Echos. Le cession de cette division profitable devrait relancer ses activités de grands volumes, déficitaires en 2001. FCI sera donc recentré sur les marchés sur lesquels il est leader, comme les télécommunications, l'informatique, l'automobile et l'énergie. La partie mise en vente, désignée sous le sigle MAI, pèse 169 millions d'euros et dégage une marge à deux chiffres.

Atofina veut se renforcer au Moyen-Orient et en Asie, écrit La Tribune. La branche chimie de Total Fina Elf investira 1,3 milliards d'euros cette année, dont près de la moitié en pétrochimie. Le groupe veut réaliser 15% de ses ventes au Moyen-Orient et en Asie en 2007, contre 10% aujourd'hui. Une nécessité pour la branche chimie, qui voit ses marges sérieusement émoussées aux Etats-Unis (25% des ventes).

Le cosméticien français Alès cherche quant à lui à conquérir les marchés Chinois et Nord-Américain, poursuit La Tribune. D'ici à 2004, la « petite entreprise familiale » poursuivra sa mue pour réaliser plus de 60% de son activité hors de l'hexagone, contre un peu plus de 50% aujourd'hui.

Nokia revoit à la baisse ses perspectives de croissance, indique le Financial Times. L'industriel finlandais a admis que le boom des années 90 était définitivement passé et annonce un recul de ses ventes au deuxième trimestre. Le redressement des ventes du second semestre sera par ailleurs de 10% plutôt que 15% initialement prévu, a précisé Jorma Ollila, patron de Nokia.

A demain !

Cécile BONNEAU

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